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12/01/2025
: L’Énigme des Vents Dragons
Sous un ciel gris d’opium, Abdul Kalbart débarqua sur les rivages de la province de Lingzhai, une terre où les montagnes semblaient griffonner des poèmes au bord des nuages. La Chine impériale s'étendait devant lui, mystérieuse et insaisissable, un labyrinthe de traditions millénaires et de secrets enfouis.

Il était venu pour la Mandoline de Jade, un artefact légendaire capable, disait-on, d’apaiser les esprits des morts et de contrôler les vents dragons, ces tempêtes colossales qui traversaient les cieux comme des créatures vivantes. Les légendes parlaient d’un temple oublié, construit dans le flanc d’une montagne sacrée et gardé par des moines fantomatiques, les Veilleurs du Vent.

Le marché des brumes
Lingzhai grouillait de vie et de chaos. Entre les étals croulant sous les soies écarlates, les parfums capiteux d’épices et les chants des conteurs, Abdul glissa comme une ombre. Ses yeux d’acier fouillaient les visages et ses oreilles captaient les murmures. Le nom de la Mandoline revenait sans cesse, accompagné de craintes murmurées : "La montagne où siffle l’éternité", "Le Chant des âmes égarées".

Abdul trouva enfin une piste auprès d’un vieillard borgne, assis près d’une statue brisée de Guanyin. L’homme lui révéla, pour le prix d’une perle noire que Kalbart portait à son cou, l’existence du Temple des Nuages Fendus, niché dans les Montagnes Huangshen.

"Mais attention, voyageur," avertit le vieillard, sa voix tremblante, "les Veilleurs du Vent ne dorment jamais, et le gardien ultime… c’est le Dragon des Ombres."

Kalbart esquissa un sourire. Si le Dragon des Ombres voulait un combat, il le trouverait.

L’Ascension du Temple
Les montagnes Huangshen étaient une mer de pics tranchants et de brumes mouvantes. Kalbart, vêtu de son manteau noir, escalada les sentiers traîtres. Les griffes du froid mordaient sa peau, mais il avançait, son regard fixé sur l’horizon.

Sur le chemin, il croisa des pièges anciens, des mécanismes oubliés qui projetaient des flèches d’obsidienne. Mais l’instinct d’Abdul le guidait. Il dansait entre les dangers avec une précision surnaturelle, son fusil Rongerêve abattant les gargouilles animées qui surgissaient des ombres.

Enfin, il atteignit le Temple des Nuages Fendus, un édifice qui semblait flotter au bord du monde. Les Veilleurs du Vent l’attendaient, leurs silhouettes drapées de robes blanches. Leurs visages étaient cachés derrière des masques de porcelaine, mais leurs yeux luisaient d’un éclat spectral.

"Étranger," dit leur chef, sa voix résonnant comme un gong, "pour toucher la Mandoline, tu dois maîtriser l’âme du vent et triompher du Dragon des Ombres."

Kalbart dégaina la Lame du Schisme et s’avança sans hésitation.

Le Dragon des Ombres
Au cœur du temple, dans une salle circulaire illuminée par une lune artificielle, reposait la Mandoline de Jade. Mais avant qu’Abdul ne puisse s’en emparer, une brume noire s’éleva. Du néant surgit une créature titanesque : le Dragon des Ombres. Ses écailles étaient aussi sombres que la nuit, et ses yeux, des puits d’étoiles mourantes. Il rugit, et le sol trembla.

Abdul ne recula pas. Avec une maîtrise fulgurante, il déchaîna Rongerêve, ses balles lumineuses frappant le dragon avec des éclairs d’énergie. Mais le monstre était rapide, serpentant dans les airs comme un cauchemar vivant. Chaque attaque du dragon arrachait des pans de la salle, mais Kalbart restait insaisissable.

Puis, il utilisa la Lame du Schisme. D’un bond prodigieux, il escalada les colonnes, se projetant dans les airs, et planta la lame dans l’œil gauche du dragon. Un hurlement déchira les cieux, et la bête s’effondra, se dissolvant en une pluie de cendres.

Le Chant des Âmes
Abdul Kalbart s’avança enfin vers la Mandoline de Jade. Quand il effleura ses cordes, une mélodie s’éleva, emplissant l’air d’une puissance inimaginable. Les Veilleurs du Vent tombèrent à genoux, et les brumes des montagnes s’écartèrent, révélant le soleil.

Mais Abdul savait que le pouvoir de la Mandoline avait un prix. Tandis qu’il quittait le temple, l’instrument sur le dos, une tempête se forma à l’horizon. Les vents dragons étaient réveillés, et ils suivraient désormais son chemin, prêts à déchaîner le chaos ou à apporter la paix, selon sa volonté.

Abdul Kalbart, le Maître des Vents Dragons, disparut une fois de plus dans les méandres de l’Histoire, laissant derrière lui un nouveau mythe que les conteurs de Lingzhai chanteraient pendant des siècles.

bon oui c'est un style , il faut bien s'amuser un peu non? exercer son imaginaire , aiguiser sa rêverie , tremper sa plume dans tous les styles , faire joujou avec le lecteur , effrayer la lectrice etc..






12/01/2025
Et garder son âme d'enfant


13/01/2025
oui , l'enfance c'est la période des merveilles a découvrir...
14/01/2025
ah mais l'âge de la sagesse recèle de bonnes surprises aussi....
on apprend tant de choses sur soi, sur la richesse des maladies possibles, sur les bienfaits de l'économie, sur le rétrécissement des choses et des chairs
Et comme on le constate: la verve intacte de l'enfant qui demeure en nous...si on le veut bien
15/01/2025
je pense que le cerveau s'entretient comme un muscle , par l'exercice..
Donc écrire pour moi est un exercice , comme le jogging pour les sportifs..
et c'est la raison pour laquelle je fais souffrir mes contemporains avec mes personnages abracadabrantesques...
15/01/2025
oui ton côté sadique est aussi gage de longévité....et il raccourcit l'espérance de vie de ceux qui ne sont pas masochistes...
15/01/2025
Je ne suis qu'un contemplateur des turpitudes de l'âme humaine,
sniff
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