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Nous sommes scandalisés de la répression féroce des forces infidèles envers nos agriculteurs de la villaya sud nous connaissons aussi la répression visant à nous empêcher d'enrichir nos banlieues tout en soignant le spleen de cette jeunesse française....ne vous trompez pas d'ennemi. nous menons un combat égal au vôtre, et nous serons à vos côtés pour le grand soir révolutionnaire. Veuillez accepter cette somme en liquide en soutien versé à vos organisations syndicales qui en feront , nous en sommes convaincus, un bon usage de redistribution... NB ne révélez à aucun prix le montant de ce don.....l'état vous ponctionnerait une fois de plus.. | ||
**Communiqué absolument fictif du “Syndicat Unifié des Marchands d'Illusions Dangereuses” (Les SUID, pour les intimes : déjà un problème de conscience rien que dans l’acronyme)** Chers consommateurs de néant aromatisé, Nous tenions, en cette fin de trimestre fiscalement douteux, à vous remercier pour votre indéfectible fidélité à nos produits, dont la principale qualité demeure de ne surtout pas figurer sur la liste des choses qu’une assurance habitation accepte de couvrir. À nos consommateurs du matin, Vous, héros de l’aube incapable d’affronter un rayon de soleil sans l’aide d’une poudre aussi fine que vos résolutions : merci. Grâce à vous, nous avons enfin trouvé un usage utile aux balances de cuisine de vos grands-mères. À nos consommateurs du soir, Éternels poètes du canapé, philosophes horizontaux : vous êtes la preuve vivante que l’on peut contempler l’infini sans jamais bouger de son coussin. Continuez de ne rien faire : nous nous chargeons du reste, en général très mal. À nos consommateurs “festifs”, Merci d’être la seule clientèle au monde capable d’acheter des choses dont elle ne se souvient jamais avoir eu besoin, ni même possédé. Vous êtes une bénédiction pour notre modèle économique, et un cauchemar pour votre foie. À nos consommateurs “je veux juste essayer”, Nous tenons à vous exprimer notre reconnaissance : sans votre curiosité dangereusement mal orientée, notre comité marketing n’aurait jamais pu se targuer d’être le seul au monde dont les clients regrettent systématiquement leur achat après usage. À tous les autres, Vous êtes trop nombreux et trop divers pour être listés individuellement, mais sachez que sans vous, nous ne serions rien : littéralement rien, un néant administratif, une note de bas de page dans un rapport de police mal photocopié. À nos consommateurs bobos, Vous, qui ne jurez que par le quinoa équitable, le café de coopérative tibétaine et les baskets véganes cousues par un lama consentant : merci. Vous êtes parvenus à l’exploit de transformer une fuite existentielle en geste culturel. Continuez à nous demander si nos substances sont “bio” : cette question nous offre toujours un grand moment de réflexion métaphysique, juste avant que nous ne répondions “non” pour respecter l’éthique. À nos consommateurs citadins, Habitants de micro-studios où la seule fenêtre donne sur une autre fenêtre, vous incarnez la résilience moderne : survivre au bruit, à la pollution, et surtout aux loyers. Nous savons que nos produits ne résolvent rien. Mais avouons-le : vous êtes parfois notre seule preuve que les humains peuvent encore ressentir quelque chose après trois heures de métro bondé. À nos consommateurs “donneurs de leçons”, Ah, vous. Ces êtres majestueux capables d’expliquer doctement à leurs amis que « la société va mal » avant de s’éclipser discrètement aux toilettes pour faire un audit personnel de leur narine gauche. Merci pour votre constance : sans vous, nous n’aurions jamais découvert le paradoxe fascinant de l’individu qui milite contre tout ce qu’il fait. À nos consommateurs moralistes intermittents, Vous savez, ceux qui commencent chaque phrase par « Je ne juge personne, mais… » avant de juger absolument tout le monde, y compris la météo. Merci pour vos remontrances que vous appliquez très exactement… à tout le monde sauf à vous-mêmes. Vous nous offrez une joie rare : celle d’observer un mensonge se débattre avec sa propre mauvaise foi. À nos consommateurs “expérimentaux urbains”, Toujours en quête de sensations “alternatives”, vous justifiez tout par un besoin de “vivre l’instant”. Nous admirons votre capacité à confondre l’instant avec le ravin. Nous vous remercions donc du fond du cœur — un organe dont nous vous recommandons chaudement de prendre soin, car contrairement à nos produits, il n’est pas rechargeable. Avec nos salutations illégalement vôtre, Le Syndicat Unifié des Marchands d’Illusions Dangereuses, qui rappelle que l’illusion fait rire, mais que la vraie drogue détruit pour de vrai. | ||
ah dis donc, tu as exploité à fond le filon... mais au fond, des remerciements sincères ou non, c'est la com du commerce.... j'aime bien être remercié.... | ||
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