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Il est de ces esprits qui semblent se plaire dans l'opposition, non par amour de la vérité, mais par un penchant naturel pour la contradiction agressive. Ce personnage, que nous appellerons le "peine à jouir", n’a point besoin de cause ni de raison pour s’enflammer : c’est le combat lui-même qui l’électrise, comme si la contradiction était pour lui un état d’existence, le repos une forme de mort. On le rencontre partout où l’on débat, non pour résoudre les différends, mais pour en créer. Sa grande passion est de s’armer de mots et de concepts, qu’il brandit avec l’air satisfait d’un gladiateur exhibant ses trophées. Peu lui importe la nature du sujet : politique, morale, art ou science, tout est bon pourvu qu’il puisse y bâtir un champ de bataille. Il a cette faculté rare de rendre compliquées les choses simples, de draper ses lubies dans des théories fumeuses, et de revendiquer, toujours avec aplomb, une expertise que nul ne lui reconnaît. Son plaisir n’est pas dans la victoire, mais dans la lutte. Il n'aspire pas tant à convaincre qu'à désarçonner, à troubler, à faire douter. Plus il y a de confusion, plus il exulte, car, dans ce chaos qu’il a lui-même provoqué, il trouve une étrange forme de jouissance. On dirait qu’il redoute le consensus comme un avare redoute de perdre ses pièces : l’unité lui apparaît fade, insipide, indigne d’un esprit "aigu" comme le sien. Et pourtant, que cherche-t-il vraiment ? Car derrière cette agitation frénétique, on devine un vide qu’il tente de combler, une angoisse qu’il refuse d’affronter. Il est contre tout, non par conviction, mais pour fuir ce qu’il ne saurait être : en paix avec lui-même. | ||
En même temps, pour recueillir les suffrages des révoltés réduits au silence, à l'impuissance par les fausses promesses, les hypocrisies ripolinées de faux humanisme ....il faut taper dans le tas, il faut bousculer et promettre ...il faut faire exulter le votant : C'est lui ! il ose , i l peut crier ce que je tais.... Il faut reconnaitre que la zénitude, la complétude heureuse ne court pas les rues.... Il en sera toujours ainsi, la vie est un combat, une "dure lutte" dirait un cg triste révélant sa soif de tendresse rapide... Je mesure ma chance de vivre dans un habitat, paisible, sans rivalité professionnelle, et surtout d'être encore vivant et en bonne santé.... | ||
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