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L'indécis Macron veut plaire à tout le monde sans froisser personne, être ferme sans être rigide, ouvert sans être faible, progressiste sans être révolutionnaire. Son discours est une mer calme, où chaque vaguelette hésite à devenir houle, de peur de troubler les esprits. Il parle avec éloquence, mais ses mots semblent souvent se perdre dans le vent, car ils manquent d'ancrage, flottant entre les contraires, oscillant sans cesse entre le « peut-être » et le « mais ». Macron, à l’instar de ce funambule sur sa corde raide, balance à gauche, puis à droite, sans jamais chuter, mais sans jamais avancer non plus. Dans l'art de la décision, il excelle à repousser l'échéance, cherchant des consensus là où il n'y a que des intérêts divergents, et des compromis là où il faudrait trancher. Le courage n'est pas ce qui lui manque, mais bien plutôt la certitude : il est perpétuellement en quête de l'opinion parfaite, de la voie médiane, du juste milieu, craignant plus que tout le faux pas qui pourrait ternir son image. L'indécis Macron est le miroir de son époque : une époque de doutes et de relativisme, où l'on avance sans jamais savoir si l'on va dans la bonne direction. Mais à force de trop peser chaque option, de trop consulter les oracles modernes, il finit par ressembler à cette girouette qui, sous un vent capricieux, tourne sans fin, mais ne guide personne. Marine, ou l’Art de la Tribunicienne : Marine a pour métier la parole ; elle en fait son arme, son bouclier, et parfois son vêtement. Oratrice habile, elle manie les mots avec l'adresse d’un maître de rhétorique, captivant ses auditeurs non par la profondeur de ses idées, mais par la force de son ton et la simplicité de son discours. Marine sait que l'opinion des foules est aussi changeante que la mer, et elle vogue sur ces eaux capricieuses avec une aisance née de l’habitude. Elle se présente en championne du peuple, du « bon sens » et de la « patrie », mots qu’elle répète comme des mantras, espérant, par leur répétition, en imprégner l'esprit de ses auditeurs. Marine connaît les maux de son temps, ou du moins ceux qui préoccupent le plus grand nombre, et les désigne avec la clarté d’une lumière crue, sans jamais s'attarder sur la complexité des causes ni sur les incertitudes des solutions. La tribune est son royaume, et la polémique son pain quotidien. Marine sait susciter l’émotion, elle sait enflammer, mais rarement elle éclaire ; car ce n’est pas la vérité qui la guide, mais l’efficacité de l’impact, la force de la frappe. Elle préfère les réponses simples aux questions complexes, car elles séduisent plus aisément, et qu’importe si la simplicité est souvent le masque de l’erreur. Marine aime à se présenter comme l'outsider, celle qui défie les « élites » et « l’establishment », tout en sachant que son nom, héritage familial, est lui-même un titre de noblesse politique. Elle s’empare de ce paradoxe avec l’assurance de ceux qui n'ont jamais craint la contradiction. Elle est ferme, décidée, voire inflexible ; ce qui pour d'autres serait un défaut devient chez elle un gage de caractère. Marine fait du refus un étendard, du rejet une bannière ; mais sous cette cuirasse d’intransigeance, elle sait parfois montrer une souplesse qui déroute, lorsqu'il s'agit de séduire de nouveaux alliés ou de capter un électorat hésitant. Marine est un personnage de notre temps, aussi nécessaire qu’elle est contestée, car elle incarne les passions d'une époque en quête de repères simples, dans un monde de plus en plus complexe. | ||
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