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08:49
des têtes pensantes de la poste (si si il y en a) ont décidé d'obliger des ruraux à déplacer leur boite aux lettres à 700 m de leur habitation..
Les économies, tout ça...et oui, pour un service que d'aucuns rêvent de supprimer....les boites privées n'ont qu'à le faire...
De plus les ruraux sont minoritaires et les vieux ruraux n'incendient pas les voitures de la poste ... Histoire de dynamiser la pratique de la marche pour le bien être des anciens
Alors les anciens ont déterré la hache de guerre, ces ingrats....alors que leur remplacement est déjà programmé... La poste avant de disparaitre veut participer au redressement de notre dette..
16:07
" les vieux ruraux n'incendient pas les voitures de la poste " çà çà reste a voir sauf que le facteur a vite fait d'etre un ami , qui porte le paquet jusqu'à la porte , et prend les courriers postaux
la poste fait du bon boulot en général , j'en suis satisfait et je le montre aux étrennes avec 1 jaune un billet jaune.. ce qui a la campagne est assez rare
16:51
certes, mais ils ruraux sont en révolte... .si je compare mon isolement et que la poste décide de grouper les boites au centre du bourg,, la plupart des gens auraient leur boite aux lettres entre 1 et 5 km...les lieux dits et hameaux représentent plus de la moitié des habitants...
Les soins et services à domicile n'ont qu'à suivre le mouvement....allez hop ! faut que ça bouge les vieux...
ils ont tout compris les mineurs non accompagnés ....ils quittent vite la " drop zone départementale de dégagement" vers a ville nourricière...de "remplacement"
Ceci dit ma postière est charmante et consciencieuse et elle ne pollue guère avec son moteur électrique...il y a des économie à réaliser partout, certes...mais quand je vois le poids moyen de la jeunesse, on pourrait commencer par faire bouger celles et ceux là....
19:00
Les ruraux ont des rêves. Ils les portent sans bruit, comme on porte une vieille veste devenue familière . Ils ne les exhibent pas, ne les mettent pas en vitrine, ne les confient guère aux tribunes. Leurs rêves ont la simplicité des choses auxquelles on tient parce qu’elles ont accompagné toute une vie.

Ils rêvent d’un village où la lumière reste allumée derrière les fenêtres, d’une école où les enfants apprennent encore à connaître le nom des arbres, d’un café où l’on puisse entrer sans avoir besoin d’une raison, d’un commerce où l’on retrouve les mêmes visages. Ils rêvent d’un médecin pas trop loin, d’une gare qui ne soit pas seulement un souvenir, d’une route entretenue et d’un téléphone qui fonctionne au fond de la vallée.

Ils rêvent aussi de leurs enfants. Qu’ils puissent partir s’ils le souhaitent, découvrir le monde, connaître les grandes villes, les universités, les voyages et les vies différentes. Mais qu’ils puissent aussi revenir. Revenir parce qu’il y aurait encore une maison, une terre, un métier, une femme ou un homme aimé, quelques amis et cette lumière particulière des fins de journée sur les champs.

Ils rêvent de travailler sans être méprisés, de produire sans avoir à se justifier sans cesse, de conduire leur voiture sans être considérés comme des coupables, de chauffer leur maison sans avoir honte de vivre dans une maison ancienne. Ils voudraient simplement que ceux qui décident comprennent qu'il existe encore des vies qui ne ressemblent pas à celles des métropoles.

Car la campagne n’est pas un décor. Elle n’est pas cette belle photographie que l’on regarde le dimanche avant de reprendre l’autoroute. C’est un pays de femmes et d’hommes qui vieillissent, travaillent, aiment, souffrent, espèrent et parfois désespèrent. Un pays où l’on connaît encore le prénom du voisin, où l’on vient parfois frapper à une porte sans avoir téléphoné, où la solidarité n’a pas besoin d’être inscrite dans un programme.

Et lorsque tombe le soir, lorsque les champs deviennent noirs et que quelques maisons allument leurs fenêtres, leurs rêves prennent une autre dimension. Ils ne demandent pas la lune. Ils demandent seulement que demain ressemble encore un peu à demain, qu’il y ait quelque chose à transmettre, quelque chose à espérer. pleurer

Les ruraux ont des rêves. Des rêves modestes peut-être, mais qui ont la grandeur de ceux qui ne demandent pas que le monde leur appartienne. Ils demandent seulement d’y avoir leur place.

Et cette place, au fond, n’est pas seulement la leur. Elle appartient à tous.
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