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01/08
Autrefois, pour justifier l'injustifiable, l'État invoquait la guerre. Ensuite il convoqua la crise. Puis la solidarité. Aujourd'hui, il possède un talisman plus pratique : le "réchauffement climatique". Une formule magique qui transforme n'importe quelle augmentation en acte de patriotisme végétal.
L'essence augmente ? C'est pour sauver les ours blancs. L'électricité grimpe ? C'est afin de protéger les manchots qui, chacun le sait, possèdent un compte EDF particulièrement fragile. Votre taxe foncière explose ? C'est pour empêcher les glaciers de se mettre en grève. Quant à votre feuille d'impôts, elle est désormais imprimée sur du papier recyclé : voilà qui justifie les trois cents euros supplémentaires.

Le réchauffement climatique est devenu le nouveau cacher vert. Il sanctifie tout ce qu'il touche. Une hausse des prélèvements n'est plus une hausse des prélèvements : c'est une offrande à Gaïa. On ne paie plus pour combler les trous d'un budget ; on participe à la photosynthèse nationale.

Le génie est là. Jadis, lorsqu'un ministre annonçait une taxe, le peuple demandait : « Où va l'argent ? » Aujourd'hui, il n'ose plus. Poser la question serait presque suspect. Vous doutez ? Vous voilà climato-hérétique. Encore un effort et l'on vous fera brûler au solaire.

L'administration, qui peine parfois à réparer un nid-de-poule avant la retraite du goudron, découvre soudain une compétence planétaire. Elle ne sait pas empêcher un train d'avoir trois heures de retard, mais elle prétend régler la température moyenne de la Terre à l'horizon 2050. On admire cette ambition cosmique. C'est un peu comme si le cuisinier de la cantine scolaire annonçait qu'il allait corriger l'inclinaison de l'axe terrestre après le dessert.

L'État adore les grandes causes. Elles présentent cet avantage considérable de ne jamais être vérifiables à court terme. Si le climat continue de se réchauffer malgré les milliards engloutis, c'est que l'on n'a pas assez taxé. Si, par extraordinaire, il se stabilise, c'est grâce aux milliards engloutis. Voilà une théorie dont le principal mérite est de ne jamais risquer la contradiction.
les formules magiques l'etat adore ;
macron l'avait annoncé "mon quinquennat sera écologique ou ne sera pas" quelle puissance d'anticipation!
L'incurie administrative devient ainsi un phénomène météorologique.
Une école tombe en ruine ? Transition écologique.
Un hôpital manque de lits ? Décarbonation des couloirs.
Une route ressemble à un terrain lunaire ? Sobriété routière.
Le citoyen attend six mois un document administratif ? Mobilité douce du dossier.
Tout devient vert, y compris les déficits. C'est une forme de camouflage militaire : autrefois on peignait les chars en kaki ; aujourd'hui on repeint les comptes publics en chlorophylle.

Les communicants ont inventé une alchimie admirable : transformer l'impuissance en vertu. Quand l'État ne peut plus faire, il explique qu'il ne faut plus avoir. Ce n'est plus une pénurie, c'est une sobriété. Ce n'est plus un renoncement, c'est une résilience. Ce n'est plus une facture, c'est une contribution citoyenne à l'avenir radieux des libellules.

Le plus extraordinaire est que cette liturgie verte dispense de toute démonstration. Il suffit d'ajouter les mots « climat », « durable », « transition », « carbone » ou « résilience » à n'importe quelle mesure pour lui conférer la gravité d'un texte sacré. C'est l'eau bénite de la technocratie.
Et pendant que le contribuable contemple, médusé, son portefeuille fondre plus vite qu'une banquise médiatique, les responsables expliquent avec une gravité sacerdotale que l'effort est indispensable. Ils oublient seulement de préciser qu'il est surtout indispensable... à leurs recettes.

Finalement, le climat est devenu une providence administrative. Il offre une explication universelle, une absolution permanente et une caisse enregistreuse morale. Le Moyen Âge vendait des indulgences pour sauver les âmes ; notre époque vend des taxes pour sauver la planète. Les méthodes changent, le tronc demeure...
bonne chance a tous
01/08
"les méthodes changent, le tronc demeure".
une expression du passé remonte à ma mémoire...
Les anciens pilleurs de troncs avaient favorisé l'émergence d'une expression d'hier....le verbe "tronçer" je me suis fait tronçer par un pick pocket , tiens chéri je vais encore te tronçer: j'ai besoin de sous pour faire les courses etc....
donner, donnez, donnez moi, l'écologie vous le rendra....
Si on s'entête à cultiver du futur feu par la monoculture "pinatoire", pourquoi ne pas taxer fortement les propriétaires de ces "allumettes végétales" ? on taxe en fonction de la proportion "pinatoire" par rapport aux autres "essences" beaucoup moins critiques.. au pays de la taxe voilà un revenu incitatif...
01/08
oui , c'est un racket qui n'épargnera personne
voila la methode.. un exemple: on va laisser les gens installer des climatisations chez eux , puis décréter que leur utilisation est consubstantielle du réchauffement , a partir de là la porte sera ouverte a la taxation tous azimuts , impots fonciers , impots d'etat etc..
et le plus drôle c'est que personne ne voit rien , c'est le miracle de la guérison des écrouelles grace au clan du bien
quand la revolution a éclaté en 1789 on a raccourci les eveques.. il se pourrait bien que là çà fasse la meme chose
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