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12/11/2025
Chapitre I – La grande chambrée aux dorures

Ce matin-là, le Palais-Bourbon avait l’air d’une cocotte-minute qui sifflote la Marseillaise. Le soleil se cognait contre la verrière, les dorures brillaient comme les dents d’un candidat en campagne, et le peuple dormait encore, persuadé qu’ici, entre les murs, on travaillait pour lui. Pauvre vieux.

Moi, j’étais là.
Colonel Alex, en mission officieuse pour un ministre qui voulait « comprendre comment ça marche de l’intérieur ». Tu parles ! Ce qu’il voulait, c’était savoir qui complote contre son fauteuil.
Alors j’suis entré dans la fosse aux lions déguisé en conseiller parlementaire, costume anthracite, cravate de bon goût et serviette pleine de papiers vierges — symbole parfait du travail politique.

L’hémicycle, c’est un drôle de cirque.
T’as des dames en tailleur serré qui lèvent le doigt comme à l’école, des messieurs chauves qui lisent des notes qu’ils comprennent pas, et, tout là-haut, le président de séance, le grand chef d’orchestre de ce concert de cornichons.
Quand il dit : « La parole est à M. Machin », c’est comme s’il lâchait un fauve dans la ménagerie.

Machin, il se lève, la face rouge tomate, la main tremblante sur le pupitre.
Il attaque son discours contre « les dérives budgétaires » avec l’enthousiasme d’un curé qui bénit une piscine municipale.
Et tout le monde applaudit, pas parce qu’il a dit quelque chose, mais parce qu’il a fini.
Je note, moi.
Je note les mimiques, les ricanements, les « Très bien ! » qui claquent dans le vide.
Et je me dis que si la France était un moteur, ici, c’est la soupape qui fuit.

Chapitre II – L’homme au portefeuille jaune
À la buvette, ça cause fort.
Un député du Sud-Ouest s’engueule avec un écolo sur la température du café.
Un autre, le nez dans son portable, cherche des synonymes d’« irresponsable » pour son prochain communiqué de presse.
Et c’est là que je le vois.
Lui.
Le type au portefeuille jaune.

Pas un député, non. Trop discret, trop lisse. Un mec qui se faufile entre les élus avec la souplesse d’un serpent de couloir.
Je le suis du regard. Il serre des mains, glisse des cartes, murmure à l’oreille de deux, trois élus.
Et hop, il disparaît par la porte des commissions.

Là, je sens l’odeur de l’embrouille.
Parce que dans ce temple de la parole, quand quelqu’un agit en silence, c’est jamais pour tricoter des chaussettes.

Chapitre III – Débat sous tension

L’après-midi, séance houleuse.
On parle du budget, du peuple, du climat, de tout ce qu’on n’a jamais réussi à régler depuis Clovis.
Ça s’insulte avec politesse, ça brandit des graphiques, ça invoque la « République en danger ».
Bref, un opéra comique avec un orchestre désaccordé.

Et là, au milieu de ce chaos démocratique, je revois le portefeuille jaune.
Posé sur le pupitre d’un député influent.
Dedans, un dossier marqué d’un sceau rouge : Confidentiel – Commission Énergie.

Je me dis : « Tiens, mon vieux, voilà ton intrigue. »

Chapitre III – La députée au tailleur grenat

Je l’ai rencontrée au détour d’un couloir — le genre de couloir où le tapis rouge dissimule des secrets plus épais que la moquette.
Elle s’appelait Élise Dorval.
Députée du Val-de-Marne, profil de sainte dans un bouquin d’histoire et regard de louve qui n’a pas fini de flairer les lâches.
Un tailleur grenat qui claquait comme un point d’exclamation, et un parfum discret, genre fleur de scandale.

— Vous êtes nouveau, non ? me dit-elle avec un sourire qui aurait pu faire trébucher la raison.
— Conseiller technique, dis-je en mentant comme un arracheur d’affiches.
— Technique de quoi ?
— D’éviter les ennuis.

Elle rit, un rire bas, plus dangereux que la vérité.
Et moi, j’me dis qu’à ce stade, c’est plus une mission que j’ai, c’est une condamnation avec sursis.

Je revois dans sa main un dossier.
Pas n’importe lequel : celui au sceau rouge.
Le même que celui que j’avais vu glisser du portefeuille jaune.
Alors là, mon flair se réveille comme un flic à qui on cause prime.

— Ce document, dis-je d’un ton faussement distrait, c’est du sérieux ?
— Ça dépend pour qui, dit-elle. Pour certains, c’est de l’or. Pour d’autres, c’est une bombe.

Et elle s’éloigne, laissant derrière elle une traînée de mystère et de jasmin.
Chapitre IV – Un parfum de scandale

Le lendemain, je reçois un mot dans mon casier :

« Si vous tenez à comprendre, suivez-moi salle 42, 22h. – E.D. »

J’y vais, évidemment. J’ai jamais su dire non à une lettre avec des initiales féminines.
La salle 42, c’est un local oublié du Palais, moitié archives, moitié fantômes de la IIIe République.
Elle est là, Élise, assise sur une pile de dossiers, cigarette fine au bec.

— Vous vous doutez que si je vous ai fait venir, c’est pas pour discuter des amendements budgétaires, me dit-elle.
— J’me doutais que c’était pas pour jouer au scrabble, ouais.

Elle me tend le dossier au sceau rouge.
À l’intérieur, des notes confidentielles : des contrats, des noms, des sommes.
Un marché public truqué entre le ministère de l’énergie et une société écran.
Et en marge, une signature. Celle d’un ministre que j’connais trop bien.
Mon ministre.

— Vous voyez, dit-elle calmement, votre patron n’est pas seulement un politicien. C’est une entreprise à lui tout seul.

Je sens la sueur me grimper le long du col.
Elle me regarde comme une lionne qui attend de voir si sa proie va courir ou se battre.

— Alors, monsieur le conseiller, vous allez m’aider ou me dénoncer ?
— Pour l’instant, j’vais surtout boire un verre, dis-je. Histoire de faire passer la trahison avec des glaçons.
Chapitre V – Le complot sous cloche

Les jours suivants, tout s’accélère.
Des fuites dans la presse.
Des réunions à huis clos.
Des députés qui s’accusent entre eux avec des airs d’innocents pris dans un concours de mensonges.

Et moi, au milieu, j’essaie de comprendre.
Le type au portefeuille jaune, Élise, le dossier… tout converge vers un seul point : un vote décisif à venir sur une réforme énergétique.
Un contrat de plusieurs milliards, couvert par des intérêts industriels.
Et si tout cela sort, c’est pas seulement un ministre qui saute — c’est la moitié du gouvernement qui se fait éjecter comme un vieux chewing-gum de la bouche républicaine.

Chapitre VI – Le piège

Élise m’appelle :

« Ce soir, 21h, dans l’hémicycle. Ramenez ce que vous savez. »

Mais j’suis pas né de la dernière combine.
Quelqu’un m’a doublé.
Quand j’arrive, la salle est vide. Pas de députée grenat. Pas de dossier.
Seulement deux types en costume, qui sentent la sécurité privée et la mauvaise foi.

— Fin de mission, monsieur le conseiller, dit l’un d’eux.
— Vous avez tort, les gars, dis-je. J’allais justement vous élire.

Ils rient. Et tout devient noir.

Chapitre VII – Le réveil républicain

Je me réveille dans une loge du sous-sol.
Le genre de cave où on enferme les secrets et les bouteilles vides.
Sur la table, le fameux dossier, intact.
Et à côté, un mot griffonné :

« Ne faites confiance à personne. – E. »

J’comprends alors que le portefeuille jaune, c’était pas une simple curiosité.
C’était une clé.
Celle d’un réseau d’influence, un jeu d’échecs où les pions ont des cravates et les reines portent du Chanel.

Chapitre VIII – L’Assemblée explose

Le lendemain, le scandale éclate.
Le ministre démissionne.
Élise disparaît.
Et la presse parle d’un « lanceur d’alerte anonyme ».
Moi, je replie ma cravate, et je fous le camp.
Parce que dans ce métier-là, on finit toujours par devenir ce qu’on dénonce.

En sortant du Palais, je croise le type au portefeuille jaune.
Il me lance un clin d’œil.
Et je comprends que tout ça, du début à la fin, c’était prévu.
Une pièce bien huilée dans la grande machine du pouvoir.

Je lui dis :
— Vous savez, la République, c’est comme un vieux bistrot : y’a toujours quelqu’un pour payer, mais jamais le bon.

Et je m’en vais, les mains dans les poches, le cœur lourd et la gueule pleine d’ironie.
12/11/2025
ce serait bien que tu y retournes quelques jours avant les municipales et quelques semaines avant les présidentielles...
12/11/2025

Oui il faudrait aussi secouer un peu tout ce "beau "monde


13/11/2025
Ce qu'il faut bien comprendre c'est que la politique c'est une chasse gardée.. Parce que çà gère un pognon fou.. et que si on "élit" quelqu'un on ne decide pas de ceux qui vont tourner autour du pot de miel.. financiers , lobbyistes de tous poils , agents "facilitateurs', intermédiaires rémunérés, argent sous terrain ; prébendes , postes , etc, etc..( les affaires Sarkozy sont juste un coin du voile qui a été soulevé)
çà l'électeur lui çà lui échappe en grande partie..
la crise qui nous préoccupe actuellement , ce n'est pas une (soit disant) lutte idéologique non ..c'est tout simplement le tarissement des fonds publics venu d'une dette que personne n'a voulu anticiper.. en refilant le bébé aux suivants
Ajoutons a cela que nous n'avons plus les moyens de procéder a une dévaluation salvatrice qui nous permettrait de faire baisser le cout du travail ( et des retraites)puisque nous avons perdu le contrôle de la monnaie . on est allé dans une direction délétère et généralisant l'accès a la redistribution universelle pour favoriser la consommation (TVA) au détriment d'une production qui n'était plus compétitive a partir du moment ou "le pouvoir d'achat" devenait la manne nourricières des "services" et autres couts induits qu'on présentait comme " avantages" aides a ceci cela a portée électoraliste..
on a assujetti les entreprises en les gavant d'aides diverses et variées , pour les contrôler plus que pour servir l'emploi.. sans parler des "entreprises" innombrables dont l'etat est actionnaire
On a la toutes les caractéristiques des systèmes étatistes dictatoriaux , sauf que là c'est l'administration qui impose la regle et pour faire çà elle a propulsé un nombre incohérent de "Fonctionnaires" dans les assemblées du décident.. comme dans toute bonne dictature communiste on pompe la substance jusqu'à l'écroulement du systeme qui lui ne renoncera a rien
et apres on se moque de l'Algérie? je me marre
Je pense que la France est proche du "Péronisme" qui a mené l'Argentine là ou on sait .. nous allons devoir acheter des tronçonneuses
bonne journée a tous
13/11/2025
j'ai bien une petite idée, mais...
dans sa générosité la France ne doit pas faillir : il faut garantir les cartes de paiement aux "mineurs non accompagnés" en l'accolant à l'inflation....et pareil pour toutes les aides aux pays étrangers.
Les soins doivent rester gratuits pour ceux qui ont les moyens de venir se faire soigner chez nous....
Pour les Français embourgeoisés, il faut bloquer leurs revenus en dépit de l'inflation.Voilà une économie substantielle qui choquera moins qu'une diminution brutale....
Leur augmenter la portion non prise en compte par les mutuelles. Ainsi ils iront moins pour des bobos à l'hôpital....Des voisins ou amis infirmiers, aide soignants pharmaciens pourront se montrer solidaires . Un cuisinier un peu habile sera tout à fait capable de suturer des plaies que refusent les médeçins "de famille"....puisque nos retraites sont de plus en plus abondées par des nouveaux arrivants , il faudra songer à doper un bon coup allocs à partir de 5 enfants tripler par exemple la somme.
On ne veut plus faire d'enfants ? vous allez comprendre qui va vous offrir.votre retraite.......
Voilà je pense des mesures qui garderont un aspect attractif à notre pays, et dont la générosité fera notre gloire...
13/11/2025
ben tu sais que dans la gauche des oiseaux de ce calibre il y en a un paquet
13/11/2025
oui, parfois on se demande s'ils n'ont pas été bercés trop très des radiateurs...
un tel talent dépasse notre imaginaire...trop étriqué sans doute....les limites incontournables des mâles blancs européens...
14/11/2025
généralement c'est culturel , la famille tout çà .. mais pour la plupart çà vient des enseignants
l'Education Nationale çà forme des electeurs de gauche ,et des fonctionnaires faute de pouvoir en faire de brillants ingénieurs, qui pourraient devenir capitalistes ..
çà me rappelle ma fille (13 ans)qui ne voulait pas qu'on la voie dans ma bmw quand je l'amenais a l'école (alors que j'étais directeur de département et sa mère chirurgien dentiste..) parce qu'elle ne voulait pas avoir l'air d'une 'bourge' , ce qui l'aurait déclassée , Alors qu'on payait 30 000 euros d'impots/ an
14/11/2025
ah la pauvre gamine ! elle s'habillait dans les friperies ?
bon, c'est vrai, un bon jean de marque troué aux genoux avec des marques d'usures ça peut le faire quand même...
14/11/2025
ben nan , les fringues c'est pas pareil tu peux acheter cher no problèm , le truc c'est "les parents"
14/11/2025
chez médée le fripier;
grande braderie sur les haillons chics pour chercher les enfants à l'école.
réduction de 30% sur les décalcomanies pour rendre plus populaire les grosses bagnoles
14/11/2025
ouais
des bagnoles j'en ai encore 2 , et je suis seul a conduire..
j'ai toujours aimé les belles voitures les jolies femmes timides , les petits déjeuners savoureux , les vins de bourgogne , les costumes et chaussures sur mesure, les voyages féeriques ou d'aventures..
Par conséquent pour voter a gauche il eut fallu que je fasse partie de la haute administration ou elu en bonne et due forme , avec une garantie a vie , genre député de seine st denis par exemple , ou maire de paris
La droite c'est pas mal mais faut arriver deja chargé et s'appeler crocodile dandy
17/11/2025
perso je me suis reconnu dans le pauvre décrit par jean marie bigard....
j'ai commencé pourtant par une belle femme, une pauvrette également, mais rêvant d'épouser un gars plein aux as...
Quand on est lié avec une jeune beauté, il faut se préparer à la partager tôt ou tard, on devrait enseigner cela à l'école....
Pas de bigoudis plein la tête, mais de longs cheveux....pas de représentation de cerfs sur un morceau de tapisserie collé aux murs, juste quelques fleurs cueillies parfois au jardin, quelques photos de famille...donc en ce qui concerne la dite épouse, j'avais bon goût semble-t-il...
Enfin c'est ce qu'ont pensé quelques malheureux affublés de femmes qui ne déclenchaient pas de désirs torrides chez les voisins...
l'adage qui professe "on trouve toujours plus pauvre que soi" m'a permis de "prendre bouche" avec d'autres jolies femmes relâchées dans la nature par quelques nantis lassés et excités par d'autres atours...
Pour son bonheur, elle a enfin été remarquée par un jeune célibataire aisé sans expérience, qui.....une fois l'expérience acquise a été séduit par une exotique accrocheuse....
Mais le temps de la pauvreté n'était plus qu'un souvenir, le temps de l'amour également....
Ainsi va la vie....le temps assassin passe en un éclair....parfois merveilleux, parfois désespérant....
souvent sympa, pourvu qu'on garde une santé suffisante...
17/11/2025
oui j'aime bien "quand on a pas les moyens d'etre riches on joue pas au loto"..
le pire ce sont les "nouveaux riches " ou qui croient l'etre
Le vrai riche n'affiche rien d'ostensible ce n'est pas dans son interet
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