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Camarade, tu cries « À bas le capitalisme ! » le poing levé… et dix minutes plus tard, tu lèves surtout ton smartphone pour commander un sweat à 4,99 € sur AliExpress. Révolution de salon, panier validé?. Ah ! Les grands discours enflammés sur la justice sociale, l’exploitation des ouvriers, l’urgence climatique… et puis hop, livraison gratuite depuis l’autre bout du monde ! C’est beau, l’internationalisme quand il prend la forme d’un colis Wish. Tu fais semblant de boycotter Amazon, trop méchant, trop américain. Mais acheter ton gadget en plastique fluorescent, fabriqué par un ado chinois payé 1,20 € l’heure ? Là, c’est de la « résistance au capitalisme occidental ». Bravo, camarade stratège ! Et puis, quelle élégance : poster sur Instagram une citation de Rosa Luxemburg avec, en arrière-plan, ta lampe LED « galaxy » made in Shenzhen. Le socialisme 2.0, sponsorisé par Shein. Soyons sérieux : être de gauche et commander en Chine, c’est militer contre la malbouffe en allant chez McDo « juste pour les frites ». C’est faire grève avec un badge « sponsorisé par LVMH ». C’est chanter l’Internationale en karaoké, micro branché sur une enceinte Bluetooth made in Guangzhou. En vérité, camarade, tu ne renverses pas le capitalisme : tu le commandes en express. | ||
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j'en ai autant pour la droite je le ferais cet apres midi | ||
n'oublie pas l'hyper centre... | ||
Voici l’électeur de droite, ce héros du libéralisme de salon, toujours prompt à hurler contre “l’assistanat” — mais à condition que ça concerne les autres. Lui, bien sûr, n’est pas assisté : il est “aidé”, “soutenu”, “incité”, “protégé”. Nuance de vocabulaire, mais pas de portefeuille. Il veut moins d’impôts… sauf quand ils financent son hôpital de campagne, sa gendarmerie de village, la route goudronnée jusqu’à son pavillon. Il abhorre la redistribution… sauf quand elle prend la forme de subventions agricoles, d’allocations familiales, de crédits d’impôts pour sa nounou ou de la pension de réversion de Madame. Il crache sur “l’État-providence” tout en s’y accrochant comme une sangsue. C’est qu’il ne veut pas moins d’État : il veut un État qui redistribue à lui. Quand le RSA tombe dans la poche du voisin, c’est une “charge insoutenable”. Quand la niche fiscale arrose son propre jardin, c’est de la “justice sociale”. C’est l’homme du paradoxe : il rêve du Far West ultralibéral, mais avec une police partout et une sécurité sociale pour ses lunettes. Il se prend pour un cow-boy, mais voyage avec la carte Vitale. Il croit défendre la “liberté”, mais surtout sa liberté de garder ses avantages. En vérité, l’électeur de droite est un socialiste honteux : un socialiste de sa poche. Son idéal, c’est l’État nounou — mais privatisé pour sa famille. Les allocations, oui, mais pour ses gosses. Les aides, oui, mais pour sa maison. La retraite, oui, mais pour sa tranquillité. Les autres n’ont qu’à “se prendre en main”. Cet électeur n’est pas contre la redistribution : il est contre le partage. hein? ben oui c'est exactement çà | ||
Ah, l’électeur centriste ! Celui qui se drape dans la toge de la modération, qui se targue d’être « raisonnable », « pragmatique », « équilibré ». En réalité, c’est le plus frileux des mortels, le gardien tatillon de ses minuscules privilèges, le conservateur en cardigan. Il n’aime pas le bruit, il n’aime pas le vent, il n’aime pas que les choses changent trop vite — sauf quand il s’agit de sa box Internet ou du modèle de sa voiture hybride. Tout bouleversement lui paraît une menace : réforme sociale, avancée écologique, redistribution plus juste, il s’écrie aussitôt « Attention aux extrêmes ! » comme si le spectre de la Terreur rôdait dans son pavillon de banlieue. Son vote « raisonnable » est un vote de peur. Peur que l’impôt vienne grignoter son barbecue Weber, peur qu’un voisin trop différent vienne troubler la tranquillité de sa pelouse tondue au millimètre, peur que ses certitudes en plastique biodégradable ne se dissolvent dans le réel. Il croit être le gardien de l’équilibre, mais il n’est que le comptable apeuré de son petit confort. Toujours prêt à sermonner les autres sur la nécessité de « responsabilité », il ne prend jamais le risque de bousculer un ordre qui le sert. Il se dit progressiste « mais pas trop », ouvert « mais raisonnablement », généreux « mais attention au coût ». En vérité, ce faux modéré est un conservateur masqué, un rentier en sursis, un bourgeois en pilotage automatique. Le centrisme n’est pas le courage du milieu : c’est la lâcheté travestie en sagesse. hein? oui çà a de la gueule | ||
quel talent mon colonel ! on rit, le sourire vient facile....ça fait du bien. avec un peu de théâtralisme on devine ce que pourrait en faire des humoristes .... Enfin pas ceux encartés à gauche, et ils sont nombreux (il faut bien manger) Il manque un quatrième parti, nécessaire en cas de coalition éventuelle... Un parti de recyclage pour ceux qui sont restés sur le carreau démocratique... Les religieux rassemblés ? juifs, chrétiens, et musulmans....hein ça fait rêver.... Le retour des offices et des sermons... . Les verts arc-en-cielisés ? il faudrait libérer nicolas hulot ou être patronnés par brigitte Les régionalistes rassemblés avec les royalistes dans le ressentiment de la république... | ||
On le reconnaît de loin. Il se dit conscient, il se dit lucide, il se dit surtout éveillé. Il jure que la planète brûle, que l’humanité court à sa perte, que la décroissance est la seule voie. Il est prêt à renoncer à la viande, à la voiture, au plastique, à la climatisation, à l’avion, à l’aspirateur, au grille-pain et même à sa grand-mère si nécessaire. Mais qu’on ose toucher à son smartphone, et soudain, c’est le retour des barricades. Car ce petit rectangle lumineux, fabriqué à coups de terres rares, d’eau pillée et de mains d’ouvriers invisibles, est devenu sa dernière vache sacrée. On peut lui parler sobriété énergétique, il vous répondra « recharge rapide ». On peut lui parler réappropriation du temps, il vous répondra « notifications ». On peut lui parler décroissance joyeuse, il vous répondra « stockage iCloud ». L’électeur écologiste moderne veut un monde sans CO₂ mais avec 5G illimitée. Il rêve de la nature sauvage, mais ne saurait survivre à une randonnée sans GPS, sans filtres pour immortaliser ses bottes en chanvre. Son vote, il le fera « pour le climat », mais son bulletin sera photographié et posté aussitôt sur Instagram, avec un hashtag militant tapoté sur un écran qui a déjà traversé plus de kilomètres que tous ses ancêtres réunis. Il se veut héritier de Rousseau, mais c’est plutôt l’enfant de Steve Jobs. Il parle décroissance mais exige la mise à jour. Il croit voter pour sauver le monde, mais il ne fait qu’élire le prolongateur de batterie. Écologiste, oui. Mais à condition de ne jamais débrancher la prise. | ||
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j'en ai autant pour la droite
je le ferais cet apres midi
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ou être patronnés par brigitte