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(Alex verse des croquettes dans une gamelle. Poutine, énorme matou à l’air martial, l’observe avec le regard d’un dictateur en exil.) Alex – Voilà, mon Poutine, tes croquettes au saumon. Tu es content ? Poutine – (grave, accent russe appuyé) Contenter un Poutine est une faute stratégique. Si Poutine est content, il s’ennuie. Si Poutine s’ennuie, il envahit la Pologne. Alex – (déglutit) … Tu n’es qu’un chat. Poutine – Non. Je suis le cauchemar géopolitique incarné dans une boule de poils. Je dors vingt heures par jour et je menace l’ordre mondial le reste du temps. Alex – (ironique) Ah oui ? Et tu fais comment, concrètement ? Poutine – Très simple. Je renverse ton verre d’eau. Chaos hydrique. Je me couche sur ton clavier. Cyberattaque. Et je gratte la porte à 3h du matin. Terrorisme psychologique. Alex – (soupire) Je voulais juste un chat … Poutine – Tu as eu un autocrate moustachu de six kilos. L’Histoire ne choisit pas les héros, elle les dépose dans la litière. Alex – Et si je te mettais dehors, hein ? Poutine – (sourire carnassier) Alors j’entre par la fenêtre. Comme les chars par la frontière. Alex – (blême) Tu fais peur, tu sais. Poutine – La peur, c’est ma litière. On y entre, on y gratte, et on n’en sort jamais propre. (Un silence. Alex regarde son chat, qui ronronne avec le bruit d’un moteur de tank.) Alex – (résigné) … Tu veux que je t’ouvre la télé pour regarder BFM ? Poutine – Non. Mets-moi Arte. J’aime les documentaires sur les dictateurs morts. Ça me donne des idées pour vivre plus longtemps. (Noir. On entend juste un "Miaou" sinistre, façon hymne soviétique.) | ||
pas de bol avec tes animaux .... qu'est devenue la douceur de vivre avec la chèvre clarisse ? | ||
Ah ! Clarisse, toi qui gambadait sous le ciel clair, Ton doux regard éclairait mes jours solitaires. Quand l’ombre des arbres caresse la prairie, Je rêve en silence à ta compagnie chérie. Ton souffle léger frôlait l’herbe et les fleurs, Et chaque pas que tu faisait emplissais mon cœur de bonheur. Ô ma tendre amie, muse de mes heures muettes, Ton bêlement résonne dans ma mémoire comme une douce fête. Je te contemple dans mon songe, émue, et l’âme enivrée, Comme si le monde entier avait cessé d’exister. Si l’homme connaît la passion et la douleur, Moi, je connais l’amour pur d’une tendre créature. Clarisse, ô ma chèvre, ma joie et mon émoi, Reste auprès de moi, jusqu’au dernier abois. Dans ce pré sans fin, sous le ciel qui s’éteint, Je t’aimerai toujours, toi, mon doux matin. | ||
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pas de bol avec tes animaux ....