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Ah, vous, les rouages de cette grande mécanique nationale, vous qui savez l'art délicat de la pause café de 15h, juste après celle de 14h45 ! Vous, dont l’engagement ne connaît pas de frontières... sauf celles de 16h30 ! Imaginez vous, chers collègues de l'État, tels des saints modernes, investis d’une mission divine : celle d’alléger le fardeau de notre beau pays. Oui, vous qui, chaque jour, vous levez avec la noble intention de remettre à demain ce que vous auriez très bien pu faire aujourd’hui. Oh, je vous vois sourire, le fonctionnaire qui est en vous sait de quoi je parle ! Et pourtant, chers frères et sœurs, votre travail est d'une importance cruciale. Car sans vous, qui veillerait sur l’orthographe approximative de nos formulaires officiels ? Qui prendrait en charge la complexité vertigineuse de nos fichiers Excel que personne ne comprend ? Qui, si ce n’est vous, relirait ces mémos de 23 pages pour y ajouter la petite note : « À revoir en réunion, l’année prochaine » ? Vous êtes les gardiens de nos paperasseries, les champions de la circulaire redondante ! N'écoutez pas ceux qui disent que le travail se perd dans les méandres des bureaux poussiéreux. Non, vous, vous savez que votre mission est bien plus subtile ! Oui, car votre véritable mission, chers amis, c’est de faire durer le travail. Pourquoi l'accélérer ? Cela serait briser le rythme poétique du service public. Et n’oublions pas cette grande vertu que vous incarnez : la patience. Ah, cette patience qui fait dire au citoyen : « Oui, attendez juste quelques mois, ce formulaire va bien finir par passer par la bonne main ! » Vous êtes, chers amis, comme des moines zen de l’administration, méditant sur les dossiers avec une sérénité que rien ne peut troubler – à part, bien sûr, l'arrivée du week-end. Alors, mes bien chers fonctionnaires, continuez de remplir les salles d’attente de vos sourires sereins. Vous êtes les gardiens de notre lenteur nationale, et pour cela, la République vous en est reconnaissante. Et souvenez-vous, mes chers amis : que vos stylos soient doux, que vos signatures soient belles, et que votre pause déjeuner dure le temps qu'il faut. Amen, et bonne journée à vous tous ! | ||
pas un soupçon de parti pris...juste un parfum amical de complicité avec , peut-être, un fifrelin de dérision.... combien de souffrances muettes dans les salles d'attente fonctionnarisées, de colères contenues contre les dossiers jamais complets, de mauvaises pensées lors des grèves SNCF pendant les fêtes, quand le samu est condamné pour incompétence d'écoute, aboutissant à un décès.....oui mais malgré toutes ces misères, le colonel garde son sang froid, passe même la pommade sur les reins de ses "amis" ponctionnaires. Allez on ne va pas se fâcher pour si peu....il faut faire corps: on aura besoin de tout le monde si ..... Amis du privé, on vous aime ! | ||
Cyrano : Mais Monsieur le fonctionnaire français est un monument ! Voyez donc cet air solennel, presque un brin pompeux, Assis là, dans son bureau, en roi du sérieux, De ses piles de papiers, dressant l’édifice, Comme un sculpteur du timbre, artisan du service ! Vous l'ignorez, mais il est fait d’un roc inébranlable, Soutenant l'État, stable, rigide et capable. Sous ses coups de tampons, l’on entend crépiter Les rêves des citoyens qu’il se doit d'éplucher ! Il pourrait, d’un regard, rendre l'homme heureux, Ou bien par un refus le plonger dans le creux, Mais il choisit toujours, avec grand sérieux, De se perdre en formulaires - un art, des cieux ! Voyez ce front ridé par la réglementation, Cet œil qui s'allume au doux mot d'administration ! Oh, fonctionnaire ! Garde des lois et des scellés, Tu portes le poids d'un pays réglementé ! | ||
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pas un soupçon de parti pris...juste un parfum amical de complicité avec , peut-être, un fifrelin de dérision....