| << Précédent | | Emmanuel jourdain president universel | | Suivant >> |
|---|
Titre de la scène : "Le Président Gentilhomme" Personnages : Emmanuel Jourdain : Président de la République, mais en quête de raffinement et de noblesse. Nicole : Sa fidèle assistante, un peu perplexe face aux ambitions de son patron. Maître de Philosophie : Un érudit engagé par Emmanuel Jourdain pour lui enseigner les arts et les sciences. Scène : La scène se déroule dans le bureau présidentiel, somptueusement redécoré pour l’occasion. Des tentures de soie, des tableaux anciens, et un lustre en cristal dominent l’espace. Emmanuel Jourdain, vêtu d’un habit de cour extravagant, fait les cent pas, un livre à la main. Emmanuel Jourdain : (Se parlant à lui-même) Ah, que cela est beau d’être un homme du monde, de manier les mots avec élégance, de se parer des manières les plus distinguées ! Il ne me manque plus qu’une touche de noblesse pour être parfait en tout… (Nicole entre, portant un plateau avec du thé.) Nicole : (Surprise) Monsieur le Président... euh, Monsieur Jourdain, que faites-vous donc avec cet habit ? On dirait que vous sortez tout droit d’une autre époque ! Emmanuel Jourdain : (Souriant fièrement) Nicole, ne vois-tu pas ? Je ne suis plus simplement un président, je suis un gentilhomme ! J’ai décidé de me parfaire en toutes choses, et j’ai engagé un maître de philosophie pour m’enseigner les arts nobles. Nicole : (Amusée) Mais Monsieur, vous êtes déjà un grand homme, pourquoi vouloir devenir quelque chose d'autre ? Emmanuel Jourdain : (Gravement) Nicole, la grandeur politique ne suffit pas. Il faut aussi briller par ses manières, son savoir, et son esprit. Je veux pouvoir converser avec les plus grands de ce monde, non seulement comme chef d’État, mais comme homme de lettres et de culture. (Le Maître de Philosophie entre, habillé de manière austère, un parchemin sous le bras.) Maître de Philosophie : (Marquant une révérence) Monsieur Jourdain, êtes-vous prêt pour votre leçon d’aujourd’hui ? Nous pourrions aborder la rhétorique ou peut-être la poésie galante… Emmanuel Jourdain : (Excité) Oui, oui, la poésie galante, c’est exactement ce qu’il me faut ! Imaginez, Nicole, des vers que je pourrais réciter lors des réceptions officielles, éblouissant tout le monde par mon esprit raffiné. Nicole : (Sur un ton moqueur) Monsieur le Président, je crains que les ministres et les diplomates ne soient pas aussi sensibles à la poésie qu’à la politique… Emmanuel Jourdain : (Déterminé) Peu importe, je veux être un homme complet ! Allez-y, Maître, commencez la leçon. Maître de Philosophie : (Récitant avec passion) « L’amour est un tyran qui n’épargne personne ; Et ce vieillard barbon en fait encore l’épreuve… » Emmanuel Jourdain : (Répétant maladroitement) « L’amour est un tyran… euh, un tyran qui… » (Se tournant vers Nicole) C’est merveilleux, n’est-ce pas ? Nicole : (Retenant un sourire) Monsieur Jourdain, vous êtes un véritable poète en devenir. Emmanuel Jourdain : (Flatté) Merci, Nicole ! Bientôt, on ne parlera plus de moi seulement comme d’un homme d’État, mais aussi comme d’un homme de lettres. Peut-être même qu’on m’invitera à l’Académie française ! Maître de Philosophie : (Plaisanter) Pourquoi pas, Monsieur Jourdain, avec un peu d’effort, vous pourriez bien devenir immortel ! Emmanuel Jourdain : (Se projetant dans l’avenir) Ah, quelle belle pensée ! Nicole, prévoyez que l’on me trouve une épée, je veux m’entraîner à saluer comme un vrai gentilhomme. Nicole : (Soupirant mais amusée) Monsieur le Président, je vais faire de mon mieux pour répondre à vos désirs… Mais n’oubliez pas que vous avez aussi des conseils des ministres et des dossiers à traiter. Emmanuel Jourdain : (Revenant à la réalité) Oui, oui, bien sûr, mais après la leçon de salutation. Un Président doit savoir tout faire, n’est-ce pas ? (La scène se termine sur Emmanuel Jourdain qui pratique maladroitement des saluts élégants, sous le regard à la fois amusé et résigné de Nicole.) | ||
| ||
Acte II, Scène 5 (Le décor : une chambre somptueuse mais exagérément chargée, pleine de fioles, de médicaments et de parchemins médicaux. Ali Mélanchon est étendu sur son lit, vêtu d'une robe de chambre de velours, avec un bonnet de nuit. Il semble obsédé par sa santé, mais son attitude est empreinte d'une grande ferveur révolutionnaire.) Ali Mélanchon : (s'adressant à lui-même, d'un ton solennel) Ô médecine, toi qui es devenue l'opium des masses, qu'ai-je fait pour mériter tant de souffrances ? Moi qui ai toujours lutté pour le peuple, pour la justice, me voici réduit à implorer ta miséricorde ! Chaque jour, je me sens plus accablé par ce système qui se nourrit de mes maux, qui exploite mon corps comme une usine en déclin ! (Il se frappe le front) Mais non, je ne me laisserai pas abattre ! (Il se redresse soudain) Il faut que je me lève et que je mène cette lutte, même du fond de mon lit ! Toinette : (entrant avec précaution) Monsieur Mélanchon, vous devriez vous reposer. Ces discours enflammés ne feront qu'aggraver votre état. Et puis, qui donc allez-vous convaincre ici, dans votre chambre, toute barricadée de ces potions ? Ali Mélanchon : (agité) Mais c'est là tout le problème, Toinette ! Ce n'est pas moi qui devrais être alité, c'est tout le système ! Ce sont les puissants, les oppresseurs qui devraient trembler de peur devant la révolution qui gronde. (Il pointe du doigt un livre de médecine) Regardez-moi ces traités ! Des pages et des pages d'élucubrations bourgeoises qui ne cherchent qu'à me maintenir dans cet état de faiblesse. Où sont les vrais remèdes, ceux qui guérissent l'âme et l'esprit ? Toinette : (en souriant) Monsieur, peut-être que la meilleure guérison serait de sortir un peu, de respirer l'air de la rue, d'écouter les cris du peuple que vous aimez tant. Ali Mélanchon : (s'arrêtant, pensif) L'air de la rue... La rue, c'est le cœur battant de notre lutte. Peut-être que tu as raison, Toinette. (Il se lève, puis vacille) Mais je sens que mes jambes fléchissent sous le poids de cette révolution à mener... Oh, si seulement ces médecins de pacotille pouvaient comprendre qu'il faut guérir la société, et non pas juste mon pauvre corps ! Toinette : (avec malice) Si vous voulez vraiment guérir, Monsieur, il faut commencer par vous-même. Après tout, on ne peut pas mener une révolution si on est cloué au lit, n'est-ce pas ? Ali Mélanchon : (avec un soupir profond) Ah, Toinette, tu as le sens pratique des vérités simples. Soit, je vais me reposer, mais sache que même alité, mon esprit est toujours en ébullition. La révolution ne dort jamais ! (Il se recouche dramatiquement, Toinette le couvre avec une couverture tout en souriant, puis sort de la pièce.) | ||
tu nous fais du mal....on pourrait en avoir envie.. | ||
| ||
on perçoit la puissance de la critique des dirigeants de l'époque , incisif, percutant mais irréprochable Attal et les précieuses ridicules .. çà vous tente? .. Scène : Le salon de Madame de La Grange est décoré avec ostentation, mêlant des meubles d'époque et des objets modernes. Cathos, en grande tenue, feuillette un recueil de poésie, tandis que sa tante est absorbée par la lecture d'un roman contemporain à la couverture flashy. Attal, vêtu de manière élégante mais avec une touche décontractée, entre dans la pièce, un sourire en coin. Attal : (s'approchant d'un pas léger, un sourire narquois aux lèvres) Mesdames, je vous prie de pardonner mon intrusion en ce lieu si... comment dire... délicatement décoré. Madame de La Grange : (levant à peine les yeux de son livre) Ah, monsieur Attal, quel plaisir de vous voir en notre modeste demeure. Votre présence illumine cette pièce autant qu'un vers de Racine. Cathos : (sans quitter des yeux son recueil) Ma tante, vous exagérez. Ce monsieur n'est qu'un homme du commun, tout juste capable de comprendre la subtilité de nos lectures. (Elle referme lentement son livre et le pose avec affectation sur la table) Que nous vaut l'honneur de cette visite, monsieur? Attal : (feignant l'offense, mais avec une pointe de malice) Ah, mademoiselle, vous me blessez. Moi qui pensais vous apporter un brin de divertissement, une évasion peut-être, dans ce monde trop sérieux. Madame de La Grange : (jetant un regard appuyé à Cathos) Allons, ma nièce, un peu de galanterie ne vous ferait pas de mal. Monsieur Attal est un homme de grand esprit, très prisé dans les salons les plus en vue. Cathos : (avec un soupir) Soit, je vous écoute, monsieur. Quel est ce divertissement que vous proposez, qui puisse rivaliser avec la poésie de l'âme? Attal : (s'approchant davantage, en exagérant son sérieux) Eh bien, mesdames, il se trouve que je viens de quitter une réunion des plus érudites où l'on débattait de la question suivante : est-il plus noble de lire avec les yeux, ou avec le cœur? Madame de La Grange : (perplexe) Lire avec le cœur? Que veut-il dire par là? Attal : (se penchant légèrement, comme pour leur confier un secret) Imaginez, mesdames, que chaque mot que vous lisez n'est pas seulement une combinaison de lettres, mais une émotion vivante. Que chaque phrase vous parle directement, non à l'esprit, mais à l'âme. C'est ainsi qu'il faut lire, avec le cœur. Cathos : (étonnée, mais tentant de dissimuler son intérêt) Voilà un concept intéressant, bien qu'un peu... inattendu. Et comment, monsieur, proposez-vous de mettre cette méthode en pratique? Attal : (avec un sourire en coin) Je vous propose une expérience. Choisissez un poème, mademoiselle, celui que vous préférez, et lisez-le comme si chaque mot contenait une partie de vous-même. Je vous promets que vous en verrez la beauté d'une manière totalement nouvelle. Madame de La Grange : (approuvant d'un hochement de tête) Oui, ma nièce, essayez donc. Monsieur Attal pourrait bien être sur quelque chose de grand. Cathos : (visiblement intriguée, elle prend un recueil de poésie) Très bien, monsieur. Mais sachez que je ne fais cela que pour vous prouver que mon cœur est tout autant capable de comprendre la poésie que mes yeux. Attal : (avec un geste théâtral) Je n'en attendais pas moins de vous, mademoiselle. Nous sommes tous suspendus à vos lèvres. Cathos : (elle lit avec une intensité nouvelle, prenant chaque mot à cœur) « Ô nuit ! Toi que l'astre vaillamment illumine, sois témoin de mes tourments... » Attal : (souriant) Vous voyez, mademoiselle? Chaque mot résonne en vous différemment, n'est-ce pas? Cathos : (surprise par l'effet de sa propre lecture) Je... je dois admettre que cela donne une nouvelle profondeur. (elle reprend, cette fois plus passionnée) « L'amour, cruel amour, guide mes pas incertains... » Madame de La Grange : (émerveillée) Parbleu, monsieur Attal, vous avez transformé ma nièce en une véritable interprète de l'âme! Attal : (riant légèrement) Mesdames, le crédit revient à votre propre sensibilité. Je n'ai fait que vous montrer le chemin. Cathos : (souriant pour la première fois) Peut-être, monsieur, n'êtes-vous pas aussi commun que je l'avais d'abord supposé. Attal : (clin d'œil malicieux) Je l'espère bien, mademoiselle. Il y a tant à découvrir dans ce monde, et souvent, il suffit juste de savoir où regarder. La scène se termine sur une note de complicité entre les personnages, unissant leurs esprits en une précieuse harmonie, moderne et intemporelle. Attal (en sortant , en aparté vers le public , oeuil perfide) ces verts sont d'une inconséquence qui éclairerait la piece sans une once de carbone | ||
| ||
Page 1 | ||
| << Précédent | | Emmanuel jourdain president universel | | Suivant >> |
|---|

tu nous fais du mal....on pourrait en avoir envie..