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31 octobre, 21 h 43. Quelque part dans la campagne bourguignonne. La nuit était noire. Une brume épaisse rampait sur les douves de la propriété du colonel Alex, ancien officier des forces spéciales et membre du SWAT, reconverti dans une retraite paisible… du moins en apparence. Sa résidence, affectueusement baptisée « La Forteresse », n'avait rien d'une maison de campagne ordinaire. Alex avait conservé quelques habitudes de son ancienne vie : caméras de surveillance, détecteurs de mouvement, éclairage périphérique, alarmes intelligentes et un centre de contrôle installé dans une pièce discrète de la cave. Il appelait cela son système de défense. Son entourage appelait cela de la paranoïa. Alex préférait le terme de prévoyance. Ce soir-là, Halloween battait son plein. À 21 h 43, une première alerte retentit. — Intrusion périphérique, secteur nord. Alex leva les yeux de son verre de whisky. — Tiens donc… Les morts ont décidé de sortir de leur tombe. Sur l'écran principal, plusieurs silhouettes avançaient vers la propriété. Capuches noires, masques grimaçants, lampes torches. Une petite armée de fantômes manifestement peu convaincus par les règles de distanciation avec les propriétés privées. Alex activa le mode surveillance renforcée. Soudain, les projecteurs s'allumèrent. La cour fut inondée de lumière. Une voix grave résonna dans les haut-parleurs : — ATTENTION ! VOUS PÉNÉTREZ DANS UNE ZONE PRIVÉE. VEUILLEZ DÉCLINER VOTRE IDENTITÉ. Silence. Puis une voix fluette répondit : — Des bonbons ou un sort ! Alex resta immobile. — Nom de Dieu… Une unité de terroristes en culottes courtes. Il observa les images. Une dizaine d'individus, dont certains semblaient avoir moins de dix ans, se regroupaient devant le portail. Il lança alors la séquence Halloween. Les projecteurs changèrent de couleur. Des silhouettes de squelettes apparurent sur les murs. Une bande sonore de hurlements et de rires démoniaques envahit la propriété. Un automate représentant un mort-vivant surgit derrière le portail. Le résultat fut immédiat : deux assaillants reculèrent, trois autres éclatèrent de rire et le plus jeune se mit à pleurer. Mais l'opération n'était pas terminée. À 22 h 06, une nouvelle alerte apparut. Cette fois, une silhouette isolée approchait de la porte principale. Elle portait un grand chapeau noir et tenait un sac. Alex zooma sur l'image. — Voilà le commandement ennemi. Il prit son talkie-walkie. — Ici le colonel Alex. Unité d'intervention, situation ? Personne ne répondit. Il n'y avait pas d'unité d'intervention. Il était seul. Il soupira. — Toujours pareil. On commande une armée et on finit par faire le travail soi-même. Il se dirigea vers l'entrée, ouvrit la porte et découvrit une petite sorcière accompagnée de sa mère. — Bonsoir monsieur ! Des bonbons ou un sort ? Alex contempla la sorcière, puis le sac presque vide qu'elle tenait. — Vous êtes en état d'arrestation pour tentative d'invasion de forteresse. La petite le regarda sans sourciller. — T'as des bonbons ou pas ? Le colonel Alex, membre du SWAT, ancien spécialiste des opérations délicates, homme réputé pour son sang-froid dans les situations extrêmes, capitula sans condition. Il vida son stock de friandises dans le sac. À 22 h 30, la forteresse était de nouveau calme. Alex retourna dans son centre de contrôle, consulta les enregistrements et rédigea son rapport : RAPPORT D'OPÉRATION 31/10 - Attaque ennemie : confirmée. - Effectifs adverses : environ quinze. - Moyens employés : masques, déguisements et intimidation sonore. - Défense électronique : opérationnelle. - Dégâts matériels : néant. - Pertes humaines : aucune. - Munitions consommées : zéro. - Stocks de bonbons : anéantis. - Résultat : victoire tactique, défaite logistique. Il ajouta une dernière observation : « L'ennemi était jeune, déterminé, parfaitement organisé et disposait d'un renseignement précis sur mes réserves de friandises. Je recommande le renforcement immédiat des stocks pour l'année prochaine. » Puis il éteignit les écrans. Une dernière alerte clignota sur le moniteur. MOUVEMENT DÉTECTÉ — SECTEUR JARDIN. Alex se retourna lentement. — Qu'est-ce que c'est encore ? Sur l'écran, deux yeux brillants fixaient la caméra. C'était le chat. Alex soupira : — Bon sang… Même les agents doubles sont de sortie ce soir. FIN DE L'OPÉRATION HALLOWEEN. Le colonel Alex avait défendu sa forteresse contre les forces du mal. Il lui restait maintenant à négocier avec le seul adversaire qu'il n'avait jamais réussi à contrôler : son chat. | ||
un colonel qui abandonne la lutte face à une enfant....deux remarques 1/nostalgie de ses petits enfants vieillis et sans doute gauchistes qui l'ignorent désormais... Ou plus malsain, en offrant des bonbons attendait il des "remerciements ignobles" ? un colonel avec des moyens importants qui, à part sa gouvernante allemande, n'as pas d'agent de sécurité ça sent la déchéance, des placements hasardeux et un effritement de sa fortune... VDM comme on disait sur ce site il y a quelques années.. | ||
si c'est la seule anomalie détectée bon le principe meme du retranchement ( forteresse) permet de verrouiller sans beaucoup de personnels ,( c'est cher ,et en cas de siège difficile a nourrir) une forteresse doit tenir , elle opère en defense , c'est l'attaquant qui devra prendre les risques pendant l'assaut , Vauban avait bien pigé le truc , en créant des redoutes ,pour forcer les angles d'attaque des tirs sur la piétaille.. aujourd'hui on a plus affaire a la piétaille , les bombardements ciblés au millimètre, les drones et autres missiles de croisiere te ratissent le sol en 2 mn chrono meme avec la redoute nan aujourd'hui c'est sous terre que tu peux etre protégé , genre bunker , et encore faut camoufler les arrivées d'air , et les effluents sanitaires bref.. Une anecdote? en Indochine les Viêt-Cong s'étaient enterrés dans des tunnels sous terre .. On avait un "éclaireur " fétiche qui détectait la présence de tunnels grâce a son odorat , la zone des tunnels sentait la mairde , "littéralement" , détection infaillible tout le génie français a l'œuvre ![]() | ||
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un colonel qui abandonne la lutte face à une enfant....deux remarques 1/nostalgie de ses petits enfants vieillis et sans doute gauchistes qui l'ignorent désormais...
te ratissent le sol en 2 mn chrono meme avec la redoute 