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20/05
Il y avait autrefois, dans un pays fertile où les rivières semblaient d’argent et les blés couleur de miel, un roi nommé Théodoric, qui possédait tant de pouvoir qu’on disait que le vent lui-même tournait selon son humeur.
Ce prince avait hérité d’un vaste royaume, de murailles hautes comme des montagnes et d’un trône fait d’un bois noir si ancien que nul ne savait quel arbre l’avait porté. Or, le roi Théodoric aimait moins la justice que l’obéissance. Il voulait qu’on baissât les yeux lorsqu’il passait, que les cloches sonnassent à chacun de ses repas et que les enfants apprissent son nom avant celui de leur mère.( çà fait du bien de se souvenir du français)
Comme il était né avec un esprit vif et une langue habile, il gouvernait surtout par la parole. Quand il parlait à ses soldats, ils devenaient féroces ; quand il parlait aux pauvres, ils oubliaient leur faim ; quand il parlait aux juges, ils condamnaient sans réfléchir.
Le roi en tira bientôt une si grande vanité qu’il se persuada que son pouvoir ne venait ni de Dieu, ni des lois, ni de l’amour du peuple, mais uniquement de sa propre voix.
Dans ce royaume vivait aussi une vieille fileuse qu’on appelait Margot la Silencieuse. Elle demeurait au bord d’un marais, dans une maison basse où les roseaux entraient presque par les fenêtres. On disait qu’elle connaissait les secrets du temps, et que les chouettes venaient lui parler les nuits d’hiver.
Un jour, tandis que le roi chassait le cerf noir dans la forêt de Brume, il aperçut cette vieille femme assise près d’une source.
— Est-ce donc ici, dit-il, que vivent les sorcières qui murmurent contre ma couronne ?
Margot leva vers lui ses yeux pâles.
— Sire, répondit-elle doucement, ce n’est point votre couronne qui tremble ; c’est votre voix.
Le roi éclata de rire.
— Ma voix ? Elle tient mon royaume plus solidement que cent mille épées.
— Tout pouvoir qui ne vit que dans le bruit des paroles, reprit la vieille, s’envole au premier silence.
Le roi trouva cette réponse insolente.
— Vieille corneille, dit-il, je pourrais vous faire pendre pour moins que cela.
— Vous le pourriez aujourd’hui, répondit Margot. Mais demain est un pays où les rois voyagent sans escorte.( on a encore le droit de rêver )
Ces mots irritèrent tant Théodoric qu’il ordonna qu’on brûlât la maison de la fileuse. Les soldats obéirent aussitôt ; mais lorsque les flammes eurent dévoré la chaumière, ils ne trouvèrent nulle trace de la vieille femme.
La même nuit, le roi se réveilla en sursaut. Il voulut appeler ses gardes, mais aucun son ne sortit de sa bouche.
Il se leva, courut jusqu’au miroir de sa chambre et vit avec horreur que sa langue était devenue grise comme de la cendre.
On convoqua les médecins, les moines, les enchanteurs et même un barbier lombard qui prétendait guérir les fièvres avec de la poudre de perle. Aucun ne put rendre la parole au roi.
Alors le royaume changea.
Les ministres, qui tremblaient autrefois devant un regard du souverain, commencèrent à parler plus haut que lui. Les juges retardèrent les procès. Les seigneurs oublièrent d’envoyer leurs impôts. Dans les villages, on riait déjà du roi muet.
Théodoric croyait qu’un geste suffirait à commander encore ; mais il découvrit bientôt que ceux qui avaient obéi à sa voix n’avaient jamais aimé son cœur.
Comme il ne pouvait plus haranguer les foules ni menacer les rebelles, son pouvoir se mit à décroître pareil à une chandelle qui se consume.
Un matin, son propre capitaine entra dans la salle du trône sans s’agenouiller.
Le roi voulut le châtier. Il frappa du sceptre sur les dalles.
Le capitaine haussa les épaules.
— Sire, dit-il, un roi qu’on n’entend plus ressemble à une cloche fêlée : elle a gardé sa forme, mais elle ne rassemble plus personne.
À ces mots, Théodoric sentit pour la première fois la peur véritable.
Les jours suivants, les courtisans désertèrent le palais. Les cuisines se vidèrent. Les grandes tapisseries prirent la poussière. Le roi, qui avait vécu entouré de flatteries, mangeait désormais seul dans une salle trop vaste.
Or, un soir d’automne, tandis qu’il errait dans les jardins abandonnés, il aperçut près du bassin une femme vêtue d’un manteau gris.
C’était Margot la Silencieuse.
Le roi tomba à genoux devant elle.
— Rendez-moi ma voix, implora-t-il par gestes.
La vieille le regarda longtemps.
— Pourquoi la désirez-vous ? demanda-t-elle.Le roi posa la main sur sa couronne.
Margot secoua la tête.
— Voilà justement pourquoi vous l’avez perdue.
Puis elle ajouta :
— Le pouvoir n’est point un trésor qu’on enferme dans un palais. Il ressemble davantage à l’eau d’une fontaine : si chacun peut y boire, elle demeure claire ; mais si un seul homme veut la retenir pour lui-même, elle devient stagnante et corrompue.
Le roi baissa les yeux.
Alors la vieille femme lui tendit un petit pain noir.
— Mangez ceci, dit-elle, et demain votre voix reviendra. Mais sachez qu’elle ne commandera plus comme autrefois.
Le roi obéit.
Au matin, il retrouva la parole.
Il convoqua aussitôt ses sujets, persuadé qu’ils tomberaient de nouveau sous son autorité. Pourtant, lorsqu’il parla, sa voix n’avait plus rien de terrible. Elle était devenue simple, presque fragile.
Les soldats l’écoutèrent sans trembler.Les paysans répondirent librement.Les juges osèrent le contredire.
Le roi comprit alors qu’il ne régnerait plus jamais par la peur.
Durant plusieurs jours, il en conçut une grande amertume. Puis il observa que le royaume, loin de sombrer dans le chaos, devenait plus paisible. Les marchés prospéraient ; les plaintes diminuaient ; les enfants jouaient jusque devant les portes du palais.
Théodoric apprit peu à peu à écouter davantage qu’à parler.
Et comme les hommes aiment mieux un prince juste qu’un prince redouté, il finit par gagner une affection sincère qu’aucune menace n’aurait pu obtenir.
On raconte qu’à la fin de sa vie, il fit retirer de la salle du trône une inscription gravée dans le marbre :
« Tout pouvoir vient de celui qui commande. »
Et qu’il la remplaça par ces mots :
« Tout pouvoir dure seulement tant qu’on l’accepte. »
Depuis ce temps-là, les mères de ce pays disent encore à leurs enfants que les rois perdent parfois leur couronne avant même qu’on la leur retire, car le pouvoir s’efface dès qu’il cesse d’être entendu.
Et cela est bien vrai.
a Emmanuel en toute amitié
bon a partir de demain c'est l'été terminé les contes , a nous les joies de la plage
20/05
pour moi, c'est trop...au delà de 28 degrés ; je me planque. La plage c'est au lever du soleil et à partir de 18h00
L'ombre m'est précieuse...et les câlins couvert de sueur, merci bien
mon caractère modéré se plait en température moyenne...
De plus un impôt sécheresse est à craindre, alors que les bronzés triomphent...et que les brûlés font la queue à l'hosto..Les feux de forets allumés volontairement vont suivre...les villes étouffantes vont alerter sur la pollution...les moustiques tigre vont coloniser tout le territoire..
bref, la belle saison...
21/05
je parle de la plage sur le "lac des Settons" dans le Morvan pas question que j'ailles a la mer avec la foule , la fête a neu neu , les restaus a surgelés salmonelle et la glace a 10 euros
si je dois aller a la mer c'est beaucoup plus loin a Carthagène , ou a st Andres (colombie) ,
pour la météo c'est la propagande des verts qui me fatigue , avec les fatwas parce que j'utilise mon four "kamado" pour les grillades et la litanies de leurs conneries politiques pilotées de l'étranger
et cette année l'agit-prop de gauche est gratinée , on a les "meetoo ", bientôt les ayatollahs verdâtres , le parquet "financier" qui va nous refaire le coup de Fillon , et ils imaginent que çà va empêcher les gens de voter RN?
les gens vont voter RN quand meme , ce qu'ils veulent c'est virer tous ces incapables donner un coup de balai , avant la grande sanction européenne et les leçons de sirtaki pour tout le monde


21/05
il y a bien un lac dans une commune voisine...je ne supporte pas de m'y baigner en période de vacances scolaires.
Affluence de la petite ville voisine, renouvellement de l'eau insuffisant en été, jeunes femmes musulmanes qui se baignent habillées, en attendant la conquête des plages par des groupes constitués. (futurs campings religieux ?)
Dès que l'école reprend, c'est royal, sauf si une canicule favorise les cyano bactéries , avec fermeture des plages.
A moins d'habiter en secteur très rural où le travail ne court pas les rues .Mais pour cela , il faut me déplacer...loin
Quelques lacs dans le Gers répondent parfaitement à mes souhaits, mais...faire 300/400 bornes pour me baigner....
Reste l'océan...avec des petites criques sympa sans se marcher les uns sur les autres.
Hors grosse chaleur solaire bien entendu...
21/05
bah bientôt les vacances resteront un lointain souvenir
25/05
et les dernières dont on reparlera longtemps avant le tsunami comme en 36 ?

26/05
voila mêmes causes mêmes effets.. 1938 le front populaire part en biberine , la guerre arrive ,on la perd en 10 jours chrono , Pétain arrive au pouvoir etc...
Là c'est pareil , le pays a bouffé la grenouille en réduisant le temps de travail et distribué de l'argent emprunté, la gauche dépassée et ringarde fuit en Espagne , le RN arrive au pouvoir
l'administration n'obéit plus , les syndicats foutent le bordel .. la banque centrale réagit ..
hop la france sous tutelle europeenne IMPOSE un budget radical , fin de la redistribution , retour de la semaine de 48H ,2 semaines de congé ,retraites divisées par 2, privatisation des hôpitaux ,
régionalisation des écoles , fin de la sécurité sociale universelle etc..
ah non on va rigoler
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