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Cette phrase exprime une relation paradoxale entre progrès technique et régression intellectuelle humaine. Elle suggère que plus l’IA devient performante, plus les humains délèguent leur effort cognitif, leur esprit critique et leur curiosité, ce qui entraîne une atrophie intellectuelle collective. On peut la comprendre sous trois angles : a. L’effet de substitution cognitive L’IA pense, recherche, trie, résume, anticipe. Si l’humain cesse d’exercer ces fonctions, il risque de perdre la capacité d’analyse autonome, comme un muscle non utilisé. 👉 Résultat : une dépendance accrue à l’autorité algorithmique, et donc une vulnérabilité intellectuelle. b. L’effet de confort et de paresse cognitive Quand tout est automatisé et simplifié, la tentation est grande de se contenter d’opinions “pré-mâchées”. Les individus s’informent moins, vérifient moins, réfléchissent moins profondément. 👉 La “bêtise naturelle” ici n’est pas un manque d’intelligence brute, mais un affaiblissement de l’esprit critique. c. L’effet de renforcement de bulles cognitives Les IA (et les algorithmes sociaux) personnalisent les contenus. On reçoit donc ce qu’on veut entendre — pas ce qu’on a besoin d’entendre. 👉 Cela entretient des chambres d’écho émotionnelles qui amplifient les préjugés, la désinformation et le simplisme. 2. La conséquence : un terrain fertile pour les politiques populistes Le populisme prospère sur : la simplification du réel, la valorisation de l’émotion sur la raison, la défiance envers les élites et les institutions et la création d’ennemis communs (élites, médias, “machines”, etc.). Or, si la “bêtise naturelle” augmente — c’est-à-dire si la pensée critique et la nuance reculent — alors le populisme trouve un écosystème idéal. a. L’émotion prend le pas sur la raison Les discours populistes, courts, émotionnels, répétitifs, se diffusent parfaitement dans un environnement numérique où l’attention est fragmentée et la vérification faible. b. La défiance contre la technocratie et l’IA Plus l’IA devient puissante, plus certains craignent une dépossession du pouvoir humain. Les populistes peuvent exploiter cette peur (“les machines décident à notre place”, “l’élite technologique veut nous contrôler”). 👉 Cela permet de mobiliser un ressentiment anti-technologique et anti-expert. c. Le paradoxe démocratique Les IA, bien conçues, peuvent favoriser la rationalité politique (en informant mieux, en comparant les programmes, etc.). Mais si la population les utilise mal ou ne fait pas confiance à la complexité, le populisme gagne encore plus de force en se posant comme la voix du “bon sens populaire” contre l’intelligence artificielle déshumanisée. 3. Synthèse : un cercle vicieux possible L’IA devient plus pertinente, plus rapide, plus efficace. Les humains délèguent davantage leur pensée. L’esprit critique se réduit → la “bêtise naturelle” augmente. Le populisme exploite ce vide intellectuel. Le populisme freine la culture, la science, la raison. L’IA, privée d’un usage éclairé, amplifie les biais du populisme. Ce cercle vicieux peut mener à une technocratie sans conscience et une démocratie sans intelligence collective. 4. Mais il y a aussi une voie inverse L’augmentation de la pertinence de l’IA peut aussi élever l’intelligence collective — si : elle est utilisée comme outil pédagogique, critique et explicatif, elle aide à vulgariser la complexité sans la réduire, elle incite à la réflexion, à la confrontation des idées et à la transparence. 👉 Autrement dit : la bêtise n’augmente que si l’IA remplace la pensée, pas si elle l’éclaire. ceci dit quand on sait ce que les hommes font du progres technologique , on a du souci a se faire.. la democratie est basée sur le plus grand nombre d'electeurs , pas sur les plus éclairés.. c'est le défaut principal de ce systeme , c'est d'ailleurs pour cela qu'il recule au profit exclusif du dirigisme C'était ma minute de sérieux bonne chance a tous | ||
en effet quel sérieux ! mais l'enjeu est d'importance... déjà on se rend compte qu'un pouvoir qui a posé ses jalons dans les médias , peut aisément circonscrire l'information à son avantage. La démocratie exige un équilibre de pensées et de réflexion même s'il reste relatif....la volonté de limiter les médias concurrents est naturelle pour qui est assis sur son poste et ses facilités de pensées.... Il est probable que des IA concurrentes se feront concurrence pour un (toujours relatif) équilibre... La recherche de la vérité demandera toujours un effort pour ceux qui voudront la chercher... | ||
les sources ont les mêmes : les données! apres , c'est une question de volume des bases de connaissance et de qualité des moteurs d'inférence.. mais bon l'évolution est rapide | ||
peut on contrôler les données ou créer un pool concurrent ? | ||
chargés d'enregistrer les faits et gestes de tout le monde , dans le " cloud", puis mis en vente a la demande des usagers intéressés , textes , résultats de toutes sortes ce qui constitue des banques de meta données ( ainsi ce que j'écris est enregistré quelque part) ce que j'achete est répertorié , ma banque , edf , la poste , la couleur du slip de ma voisine , tout flotte dans l'éther du cyber espace.. Le "Data Mining" extrait des informations de vastes volumes de données comme le Big Data. Son fonctionnement est donc basé sur les datas(base de connaissance). Le "Machine Learning "fonctionne avec des algorithmes et des réseaux de neurones virtuels. Les données lui sont transmises au départ pour développer son apprentissage mais ce sont les algorithmes qui lui permettent de fonctionner...( moteur d'inférence) On peut dire qu' a partir d'un certain niveau , aucun humain ne pourra rivaliser avec l'IA .. je me rappelle avoir implémenté un" systeme expert" dans les années 80 dans un labo de recherche pharmaceutique americain pour aider a définir un plan de recherche généralisé pour une molécule inconnue dans le cadre de test de pharmaco dynamique .. le systeme devait fournir des recommandations a partir de "connaissances" enregistrées sur toute la planete de molécules ressemblant a celle proposée dans un ordre optimisé .. en clair " par quoi commencer" pour ne pas partir dans n'importe quelle direction.. et a quoi cette molécule pourrait bien servir.. le bousin consultait des bases de donné en Norvège au japon a tapaouchnok etc .. puis proposait un plan d'action. le scientifique devant la machine n'était meme pas au courant des recherches qui avait été réalisées ailleurs au début il vérifiait tout , puis comme c'était toujours parfaitement cohérent , il suivait le plan.. et c'est çà le plus grand risque .. Pour finir je pense que regroupant toute la mémoire de l'humanité un jour , l'IA sera dieu .. elle donnera des regles de comportement , soignera les corps et les esprits , et n'aura plus besoin de l'homme pour voyager dans l'espace ou accomplir des miracles.. | ||
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ah on se rapproche donc de l'humain... | ||
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en effet quel sérieux ! mais l'enjeu est d'importance...
je me rappelle avoir implémenté un" systeme expert" dans les années 80 dans un labo de recherche pharmaceutique americain pour aider a définir un plan de recherche généralisé pour une molécule inconnue dans le cadre de test de pharmaco dynamique ..