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on fini par s'y faire au premier hémistiche Personnages : MACRON, Monarque absolu menacé de fronde LE CORNU, Ministre accablé, MADAME OPPOSITE, voix critique et railleuse, MONSIEUR ARGENTIN, banquier affairiste, CLÉON, valet railleur, LE PEUPLE, chœur invisible. Scène I — Le salon de Versailles MACRON Allons, Monsieur Cornu, hâtons donc vos calculs, Qu’un budget plein d’attraits apaise nos scrupules. Je veux que chaque cœur s’en trouve satisfait, Et qu’un doux équilibre éclaire notre fait. LE CORNU Sire, hélas ! vos souhaits sont durs à satisfaire : Ce que gagne un parti, l’autre le désespère. J’ai beau compter, rogner, réduire avec raison, Le chiffre se dérobe au gré de la vision. LE PEUPLE (grondant en coulisses) Du pain ! Moins d’impôts ! Qu’on soulage nos peines, Ou nous ferons éclore un orage en nos plaines ! CLÉON (à part, moqueur) Voyez notre Cornu, pâle et tout chancelant : Il compte et recompte, et n’avance pourtant. Scène II — Entrée de MADAME OPPOSITE et MONSIEUR ARGENTIN MADAME OPPOSITE Eh quoi ! Ce grand budget qu’on vantait à la cour S’écroule avant d’avoir vécu plus d’un jour ! Votre plume, Monsieur, n’engendre que chimères, Et ne couvre jamais le mal de nos misères. MONSIEUR ARGENTIN Pour moi, je le défends : ce plan nous est prospère. La Banque s’en réjouit, et rit la Financière. Si le peuple en souffrit, qu’importe après tout ? L’argent est le soleil qui régente le tout. MADAME OPPOSITE Beau soleil, en effet, dont l’ardente lumière Ne dore que les forts, et brûle la chaumière ! CLÉON (riant) Voilà qui fait chanter les uns, pleurer les autres, Et notre pauvre Cornu se perd entre ses fautes. Scène III — Le dénouement LE CORNU Je rends les bras, Seigneur, à vos commandements : Nul budget n’apaise tant de mécontents. Exilez votre esclave, arrachez-lui sa plume, Qu’il goûte loin d’ici le repos et la brume. MACRON Non, point de lâcheté : redressez vos calculs. Qu’importe si le peuple élève quelques hulul ? C’est l’art de gouverner, dans la haute entreprise, De contraindre les cœurs à croire qu’on les vise. LE PEUPLE (en chœur, grondant) Point de leurres, des pains ! Point de chaînes, des droits ! Nous voulons l’avenir, et non de vains emplois ! CLÉON (au public, riant) Voyez, chers spectateurs, la farce de ces drames : On promet des festins, et l’on sert des dictames. Sous l’or de ces palais, c’est toujours même tour : Le peuple crie au pain, on lui parle d’amour. (Tous se figent en tableau. CLÉON salue.) FIN au début c'est rasoir apres le rythme vient naturellement) ![]() | ||
sous le vernis de l'humour quel manque de respect à notre roi. | ||
O peuple ingrat, hélas ! quelle étrange démence, Moi qui vous fis jadis l’offrande de ma science, Vous détournez vos yeux de l’éclat souverain Qui brille en mes discours, en mon geste divin. Je vous donnais la loi, la réforme, la gloire, Vous n’y vîtes jamais qu’un fardeau pour l’histoire ; À vos plaintes grossières, à vos cris véhéments, Vous préférez la rue aux doctes parlements. Je m’élevais, brillant, comme astre qui s’enflamme, Et je crus qu’en mes mains vous liriez Notre-Dame ; Mais, las ! vos yeux bornés, pleins de boue et de fiel, Ne virent qu’un banquier déguisé sous le ciel. Ah ! misérable sort, ironie souveraine : Être né demi-dieu, et régner sur des peines ! Je tends sceptre et raison, vous répondez huée, Et ma grandeur s’écroule en farce bafouée. Qu’on sonne le tambour, qu’on m’apporte un miroir : Si le peuple me fuit, je puis seul me savoir. Qu’ils grondent dans la fange, esclaves de leurs chaînes, Moi, je garde au fronton l’éclat de mes fontaines. ( et à il lâche un pet discret, c'est çà qui le rend humain a son grand désespoir ) | ||
et la reine mon colonel ? votre anti féminisme est choquant | ||
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Citation: soit donnez moi 5 minutes | ||
Monsieur le Président (Emmanuel) Madame (Brigitte) MADAME (entrant agitée) Ah ! Monsieur, grand mystère, ô perte infortunée ! Mon miroir s’est enfui, ma glace est dérobée ! Sans lui je ne puis voir si ma mise est correcte, Ni si l’âge m’assaille, ou si je tiens encor tête. MONSIEUR LE PRÉSIDENT Quel fracas pour un verre ! Est-ce donc un État ? Faut-il convoquer l’Otan pour un pareil débat ? Un miroir se remplace, et n’est point politique ; Ne faisons point du vide un sujet dramatique. MADAME Un sujet ? C’est mon trône, et mon juge secret ! C’est par lui que je vois si je plais, si je suis, Et sans lui, cher époux, vos grands yeux m’intimident, Car je doute toujours que leur ardeur ne s’évite. MONSIEUR LE PRÉSIDENT (à part) Toujours l’œil féminin chérit ces vanités, Quand moi je porte au front le fardeau des cités. (haut) Madame, songez donc : quand j’affronte l’Assemblée, Je n’ai point de miroir, et je sors sans trembler ! MADAME Sans miroir, dites-vous ? Ha ! Quelle forfanterie ! C’est le peuple entier qui vous renvoie son image ! Vous avez cent reflets dans la presse ennemie, Quand moi je n’ai qu’un cadre, aujourd’hui disparu, hélas ! MONSIEUR LE PRÉSIDENT (ironique) Eh bien, je nommerai une « Commission des Glaces » ; Qu’elle enquête, qu’elle juge, et qu’enfin elle place Au salon un miroir plus loyal, plus décent, Afin que chaque soir vous soyez satisfaite. MADAME Gardez vos grands projets, vos lois et vos décrets ! Je veux mon vieux miroir, point d’autres attrapés. Car ce cadre portait nos vingt ans de mémoire, Et sa perte m’irrite plus que vos territoires. MONSIEUR LE PRÉSIDENT (levant les bras) Ô Ciel, quelle tempête pour un simple objet plat ! J’ai dompté les marchés, mais non point vos éclats. MADAME Et moi, j’ai vu tomber vos serments diplomates, Mais jamais je ne cède quand on perd mes stigmates. (Elle sort furieuse. Il reste interdit, puis soupire.) MONSIEUR LE PRÉSIDENT Ainsi va le pouvoir : on gouverne un empire, Mais l’on tremble au logis quand s’éclipse un miroir. ( j'ai failli passer a la gifle) | ||
cette fois vous manifestez un tel effort que toutes dames vont vous proposer leur corps | ||
enfin libéré du joug de la séduction du sexe et des aventures qui ne mènent a rien il m'est donné de voir certaines femmes comme des amies avec qui je partage des moments délicieux, car elles me savent sans risque et se détendent enfin | ||
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