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Mais pouvoir acheter n’est pas être libre : c’est parfois simplement avoir les moyens de satisfaire des désirs que l’on nous a appris à avoir. Le pilonnage publicitaire transforme le superflu en nécessité, l’envie en besoin et l’insatisfaction en moteur de la société de consommation. Il faut acheter davantage, travailler davantage pour payer davantage, puis recommencer : une servitude moderne dont chacun se croit pourtant bénéficiaire. Il suffirait de remplacer le « pouvoir d’achat » par le « savoir d’achat » : non plus se demander combien je peux dépenser, mais ce dont j’ai réellement besoin, ce qui améliore mon existence et ce que j’aurais désiré sans qu’on me le mette sous les yeux. Savoir acheter, c’est aussi savoir ne pas acheter. Et celui qui sait dire non devient beaucoup moins dépendant de la publicité, du conformisme et du regard des autres. Cette liberté n’arrange évidemment ni les affairistes, qui vivent de la fabrication du désir, ni les gouvernants qui trouvent avantage à des citoyens préoccupés par leur consommation, leurs manques et leur niveau de vie. Car une population qui consomme moins par choix est aussi une population qui dépend moins. Alors peut apparaître une richesse d’une autre nature : celle de posséder suffisamment, de désirer moins, de retrouver du temps, de la tranquillité et la conscience de ses choix. Le véritable pouvoir n’est peut-être donc pas de pouvoir tout acheter, mais de ne plus avoir besoin de tout acheter. La liberté commence lorsque l’on peut regarder une vitrine, n’avoir besoin de rien et poursuivre son chemin parfaitement heureux. Peut-être alors n’est-on pas loin du bonheur d’exister. Voila envoyez vos dons a colonel Alex , 12450 OCEAN drive , Nassau | ||
certes alex. mais facilement applicable pour une minorité...pour ceux qui se battent pour une promotion pro, avec des enfants avides de vie , avec une compagne "moderne et pressée" et surtout avec peu d'occasions de goûter la lenteur , de déguster quelques heures de paix et de silence....c'est moins facile. Bien sûr il y a des expériences menées ça et là, des urbains qui s'isolent en petit groupe en retapant quelques bâtiments abandonnés.....La plupart ont eu des parents qui se sont battus pour leur laisser un petit pécule...Eux-mêmes ont bossé quelques années parfois avec de gros salaires comparés à leur nouvel environnement rural ... On peut aussi prendre la mer sur une barcasse et bosser à la petite semaine au cours d'escales, et servir de prof à ses enfants... Inversement, la ville trépidante est pour certains une drogue dure censée les rassurer, les protéger... L'hôpital à proximité, la vibration qui ne cesse que quelques heures...et l'angoisse d'une location saisonnière avec les cris d'oiseaux et d'animaux nocturnes (si si, j'en ai connu qui frissonnaient à l'écoute d'une chouette effraie.) Non seulement on a besoin de se regrouper, mais de plus on veut ou on préfère se regrouper par ethnie, par religion, par niveau de vie...... Et avouons le, le capitalisme, l'économie de marché, le progrès technologique ont besoin de plus en plus d'urbains, de suburbains, de villageois pour consommer jusqu'à l'obésité physique et à la panne de créer et partager quoi que ce soit.. On crée sans cesse de nouvelles niches de bureaucrates, on rame pour construire sa résidence secondaire faute de sacrifiés du travail manuel, On grimpe pour quelques jours dans des jets vers le monde entier, tout en militant pour le bio et la décroissance... Le sage, s'il existe, peut certes vivre en lointaine périphérie de la vibration urbaine....mais cela n'est pas donné à tout le monde.... | ||
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certes alex.