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Contes de Noël (cuvée 2011)

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Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:44 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Ho-ho-ho



comme en 2004, en 2005, en 2006, en 2007, en 2008, en 2009 et
comme l’an passé je suis ici pour vous raconter les Contes de Noël reçus ces dernières semaines, voire ces tout derniers jours …
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:45 supprimer cette contribution
vous mettrez vos commentaires, ici, sur ce fil, à la suite des contes, et le conte que les affectionnautes auront préféré sera désigné par "acclamations virtuelles". D'ores et déjà, je voulais remercier ceux qui ont bien voulu encore une fois jouer le jeu.

Cette année, 7 personnes se sont inscrites « officiellement », c'est-à-dire avant le 15 décembre, date annoncée comme date limite.

Alex Padegosh - 2719517
Dimi - 2828084
Fanfan - 1806855
FRANK - 770362
Gladys - 835521
Trazi - 826035
xiane – 381776

mais vous n’aurez que 6 contes à découvrir et à savourer
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:46 supprimer cette contribution
Qu’importe, l’essentiel est que les contes qui vous sont proposés soient superbes cette année encore ! et comme les années passées, ça m'a fait très plaisir de les recevoir et de vous les proposer, de la part des conteurs et conteuses
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:46 supprimer cette contribution
l'année 2011



se termine
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:46 supprimer cette contribution
alors je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année à toutes et tous, ainsi que tout plein de bonnes choses pour l'année 2012 à vous, à votre famille, à tous vos proches, en bref, à tous ceux que vous aimez...

Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:47 supprimer cette contribution
Une spéciale dédicace à ceux que nous aimons, même s’ils ne sont plus parmi nous : nyotta, al1n, my lady, LILI, jean-marc la grenouille, bass notre petit frère à tous, Rêved'Orient, zazars, ig et puis d’autres, encore… vous nous manquez !
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:47 supprimer cette contribution
mais maintenant place aux contes de noël

le père noël
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:47 supprimer cette contribution
conte n° 1

L'espoir de Noël

Tous les ans notre père louait un chalet en à la montagne pour Noel. Pour notre père, Noël représentait le partage, la joie, la famille, l’amour. Nous partagions avec lui cet enthousiasme. Il aimait se déguiser en Père Noël et continua même quand nous eûmes passé l’âge d’y croire. A chaque fois rien ne manquait.
Le pied du sapin était recouvert de cadeaux de toutes tailles. Mes deux grandes sœurs avaient inspiré le père noël comme chaque année. Mais cette année tout était différent notre père souffrait d’une maladie incurable et personne n’avait le cœur à faire la fête. Il était impossible pour mon père de faire un long trajet pour nous rendre jusqu’au chalet. Ma mère n’osait pas nous montrer combien elle était inquiète pour lui mais nous devinions combien elle en souffrait.

Il restait des heures sur son fauteuil ressassant les fêtes passées à Géradmer. Il se souvenait de mon air émerveillé devant mon cadeau, cette enveloppe où se trouvait à l’intérieur l’inscription dans une grande école de danse.


Mes yeux parlaient tous seuls. Entre deux siestes j’aimais rester près de lui. Nous dégustions du thé au miel et quelques biscuits sortant tout juste du four. Nous parlions des heures et des heures. J’étais à ses yeux le petit garçon qu’il n’avait jamais eu. Mes sœurs passaient leur temps à faire les magasins et prenaient un peu le rôle de mon père. Chaque année il adorait accompagner ma mère dans les grands magasins, ils revenaient les bras chargés de cadeaux et de bonnes choses.

Ma mère avait gardé les traditions de sa Provence natale. Sa mère et sa grande mère se réunissaient au tour de la table en bois que grand père avait fabriqué quand ils s’étaient mariés. Seules les femmes étaient maîtres des lieux. Depuis que ma mère nous avait enseignée l’art de faire le nougat noir et blanc, les calissons, la pompe à huile etc ………

.Maman était fière de ses trois filles nous étions à présent bonnes à marier et elle le faisait savoir à qui voulait l’entendre. Je pouvais lire dans les yeux de mon père toute la tristesse du monde de ne pouvoir accompagner notre mère choisir le sapin.

Cette année il serait plus petit, ma mère n ‘était plus aussi joyeuse et se hâta de faire les courses et finit par prendre le premier sapin, il était petit et pratique à porter dans les transports.

En rentrant elle s’approcha doucement de mon père et posa un baiser plein de tendresse et le rassura. Mes sœurs chantaient dans la cuisine tout en faisant le repas. Ma mère mit son tablier et alla les rejoindre. L’odeur du nougat noir se propagea jusqu’à la salle à manger. Il nous restait quelques heures pour achever les préparations.

Je me mis à décorer le sapin et rajoutai la crèche que notre grand père avait fabriquée. Le lendemain l’odeur du café me réveilla, mon cœur battait très fort plus que quelques heures pour savourer les denrées et la distribution des cadeaux.

La journée passa très vite, c’était la course à celle qui serait prête la première. Nous étions tout excitées et nous ne voulions en aucun cas montrer notre tristesse à nos parents. Arrivés à table nous devions faire notre prière avant de déguster ces mets savoureux.

Comme d’habitude, mon père félicita ma mère pour ses dons de cuisinière et à chaque fois nous hurlions car nous aussi nous avions mis la main à la pâte. Nous chantions en attendant minuit. Il était onze heures cinquante huit quand le téléphone sonna, un homme voulu parler à mon père.

Mon père bégayait et pleurait tout en souriant. Il raccrocha et demanda à ma mère de préparer une valise, le docteur avait un rein compatible. Nous étions dans tous nos états. La petite prière que j’avais adressée au père Noël avait été entendue. Une ambulance arriva très vite et conduisit mon père jusqu’à l’hôpital.


La nuit a été longue et l’opération était une réussite. Nous restions à son chevet quand il nous murmura tout doucement « le Noël prochain nous retournerons au chalet ».
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:48 supprimer cette contribution
conte n° 2

Joyeux Noël …quand même.

Marcel Piètre erre sur le pavé gris sans but, sans espoir. Une pluie sale, glaçante tombe sans discontinuer depuis le début de l’après-midi, depuis que sa vie a basculé. Il se répète ces mots, tout bas comme une litanie : « Joyeux Noël quand même, joyeux Noël quand même… »

Pourtant cette journée du 24 Décembre a commencé normalement. Il a embauché à 8h45 comme tous les jours depuis près de 30 ans à la SOGAREP, service comptabilité - une filiale de la TRESCO - qui gère un parc immobilier d’HLM. Marcel n’aime pas vraiment son travail mais il le fait consciencieusement en évitant de se faire remarquer par sa hiérarchie et en particulier par Monsieur Hiller (que lui et ses collègues appellent « Hitler » tant il est despotique) le DRH.

Il a profité de la pause de midi pour acheter les cadeaux de Noël : un jeu vidéo pour son aîné, une Barbie pour la petite et un flacon de Shalimar pour sa femme. Les mêmes cadeaux que l’année dernière. Il est ainsi Marcel : prévisible, sans fantaisie. Dans sa vie comme dans son travail, il fait le strict minimum avec une gentillesse qui confine à la mièvrerie et une prudence qui peut passer pour de la couardise. Tout est terne et informe chez lui : sa silhouette, ses habits…sa vie. Mais cette vie lui convient parfaitement et il n’en changerait pour rien au monde. Aussi quand il reçut en début d’après-midi un appel de la secrétaire de la DRH lui demandant de passer voir Monsieur Hiller, il ressentit une vague appréhension.

Il était livide quand il referma la porte du bureau de la DRH, les mots d’Hiller rebondissait dans sa tête comme la bille d’un flipper : crise, rapprochement de la SOGAREP et de la TRESCO, redéploiement des effectifs, suppression des postes en doublon, compression de personnel…

Il recevrait un courrier dans les 10 jours pour l’informer de son entretien de licenciement.

« Joyeux Noël quand même » lui a lancé Hiller comme il quittait son bureau.

En remontant la rue pour récupérer sa voiture garée plus loin, Marcel se demande quand et comment il allait annoncer la nouvelle à Martine et aux enfants. A 52 ans, quand on a passé 30 ans dans la même boîte c’est mission impossible pour retrouver du travail, voilà ce qu’il se disait lorsqu’il s’aperçut qu’il a dépassé l’angle de la rue où il avait laissé son auto. Il revint sur ces pas, regarda en amont et en aval de la rue, repartit plus loin, puis de nouveau en arrière pour enfin se rendre compte que sa voiture n’était plus là. Une autre auto avait pris « sa » place et il vit des morceaux de verre joncher le trottoir : on lui avait volé sa voiture…avec les cadeaux qu’il avait mis dans le coffre un peu plus tôt !

Etrangement, Marcel resta stoïque. Il s’engouffra dans une bouche de métro. Ce qu’il voulait maintenant c’est rentrer au plus vite pour être auprès des siens. A ce moment là il pourra craquer, Martine le consolera, les enfants aussi.

« C’est moi ! » cria-t-il comme à l’accoutumée sur le pas de la porte. Le pavillon était plongé dans le noir et quand il alluma la lumière de l’entrée il put constater que la maison était vide : personne, plus de meubles. Les reproductions de Toffoli qui « agrémentait » le couloir menant au living étaient toujours là mais tout le reste manquait. Il vit une lettre sur la cheminée qu’il s’empressa d’ouvrir.

Quelques mots de Martine : « Marcel, je te quitte, je prends les enfants avec moi. Ça fait longtemps que j’y pense, je m’ennuie trop. Tu recevras de mon avocat les papiers du divorce sous huitaine. Joyeux Noël quand même. »

Il reprit le Métro à Créteil préfecture, il descendit à Concorde, remonta l’Avenue des Champs-Elysées sous les jolies lumières de Noël, coupa par l’Avenue George V pour arriver au Pont de l’Alma.

Quand Noël Loudéac vit ce type passer devant le Crazy Horse alors qu’il « tractait », il était sûr de deux choses : que c’était le gars du métro qui s’était fait voler son portefeuille par un petit roumain quelques heures plus tôt entre Balard et Lourmel et que ce gars allait faire une connerie.

Il avait deux bonnes heures de pause avant la deuxième représentation de la soirée, il décida de le suivre.

Marcel a traversé le pont de l’Alma, il remonte le quai Branly. Il La voit, il doit être 21h car Elle scintille d’un coup. Elle ne lui a jamais paru plus belle. Aérienne, altière, robuste, charismatique. « Tout le contraire de moi », songe-t-il. « Moi je suis un veau, une vache qui regarde passer la vie en ruminant, non, je ne rumine même pas, jamais. Je suis comme ses vaches factices qui ornent le terre-plein de L’A1 près de Roissy. Voilà, je suis une vache en plastique…je ne sers à rien ! »

Noël le suivait à bonne distance. Quand il l’a vu prendre le quai Branly, il a été soulagé. « C’est un « sauteur », un « plongeur » aurait bifurqué à gauche après l’Alma, sur le quai d’Orsay, la plupart des « plongeurs » se balançait du Pont Alexandre III, lui il avait « choisis » le saut ultime du haut de la Grande Dame. Tant mieux, il ne se serait pas vu le suivre à la baille avec ses frusques de Père Noël.»

Quand il l’a vu dans le métro quelques heures plus tôt, il a tout de suite su que ce type n’allait pas bien. Aux épaules, il voyait ça à leurs épaules quand des mecs étaient à la dérive.

A hauteur du Musée des arts premiers, Marcel presse son pas. C’est la première fois que je vais monter se dit-il et ça le fait sourire et chialer.

« Il accélère, ce con ! ». Pour le coup Noël sait. Y’a pas que les épaules, y’a la démarche aussi. Il en a observé un tas de mecs anéantis quand il était à la cloche. 5 ans sur la touche. Lui il avait « choisis » de se foutre en l’air à la vodka. Il est resté 5 ans au fond d’une bouteille. Jusqu’au jour où, à son réveil, il s’aperçu qu’il s’était chié parmi. Depuis il n’avait plus bu une goutte d’alcool. Et après 6 mois d’abstinence il avait quitté la rue.

C’est au moment de commander son ticket pour monter qu’il s’aperçoit qu’il n’a plus son portefeuille, il lui reste juste un peu de monnaie, de quoi prendre les escaliers. La descente sera plus rapide pense-t-il en attaquant les premières marches.

Noël appuie sur le bouton du deuxième étage. « Ils vont tous au deuxième de toute façon. »

Marcel n’hésite pas une seconde, arrivé à la hauteur du premier étage il poursuit son ascension. Il pense que ça aura plus de gueule s’il se balance là haut.

Voilà, il n’y a pratiquement personne, il lui suffit d’enjamber le parapet de fer et de sauter. Facile !

« Marcel Piètre, 52 ans, futur divorcé et futur chômeur va prendre son envol à 21h le 24 Décembre 2011 », il se grise de ces mots prononcé tout bas, écarte les bras, ferme les yeux. C’est parti !

Une main ferme attrape le col de son pardessus et le tire en arrière. A défaut d’envol et de grand plongeon le voilà qu’il se retrouve sur le dos après avoir heurté violement la plate forme métallique.

« Tu joues à quoi bonhomme ? » fait une voix forte derrière lui. Il se relève en gémissant, se retourne. Il n’en croit pas ses yeux. Devant lui, les mains sur les hanches, dans son grand manteau rouge et blanc se tient un colosse à la barbe blanche : le Père Noël.

Noël sait qu’il « en jette » dans son costume. « Faut dire qu’ils ont fait les choses bien au « Crazy »-standing du lieu oblige-sa panoplie est neuve et bien taillée, pas comme ces costumes miteux qu’ils refilent dans les hypermarchés de banlieue ou à Lafayette, il a même eu droit à une paire de bottes toute neuve et qu’il pourra garder. C’est ce que lui a dit la costumière quand elle prenait ses mesures alors qu’il reluquait les girls en train de se changer. Vous faites un magnifique Père Noël avait-elle ajoutée. C’est sûr, malgré ses 70 piges bien tassées, avec son mètre 98 et ses 120 kilos, il en impose. Le menhir de Carnac- le nom de catcheur de sa jeunesse- en a toujours imposé : quand il était garde du corps de personnalités, forain, garagiste, ferrailleur ou clodo. Normal qu’il fut sélectionné lors du « casting » de Père Noël du Crazy Horse. »

Marcel reprend ses esprits, il regarde le géant et balbutie :

- Le Père Noël ? Mais vous êtes qui, bordel ! Et de quoi je me mêle ! Et il s’effondre en sanglots.

-Pleure, pleure bonhomme, si ça gagne pas ça débarrasse ! « Il les connait trop bien ses larmes Noël, il en a vu des types se vider, même lui, il est passé par là, y’a 20 ans quand sa Suzon a été emportée par le crabe. »

-Tu veux parler bonhomme, c’est le moment tu sais.

Marcel se relève, s’essuie le visage avec la manche de son pardessus et s’adosse à la rambarde de fer.

-Fallait me laisser sauter, j’ai plus rien, je suis fini…plus de boulot, ma femme est partie…on m’a piqué ma bagnole et mon portefeuille !

Noël esquisse un sourire. « Bingo ! Il avait subodoré pour la gonzesse et le boulot. La bagnole c’est le petit plus. Par contre pour le portefeuille, ça il savait, il est dans sa poche depuis le moment où il l’a « récupéré » avec au passage un tirage d’oreille et un coup de pied aux fesses du jeune pickpocket. »

-Ecoute Bonhomme, je suis le Père Noël (il ne mentait pas ; depuis que ça barbe était toute blanche, près de 10 ans, tout le monde l'appelait ainsi) et je ne laisserai personne se foutre en l’air ce soir, question de principe. Pigé ?

-Je suis peut être désespéré mais je ne suis pas débile ! Le Père Noël et puis quoi…

Il se rebiffe, c’est bon signe songe Noël en levant la main pour intimer à Marcel de se taire. Puis il plisse les yeux comme pour se concentrer.

-Tu t’appelles Marcel Piètre, tu as 52 ans, tu travailles, enfin tu travaillais à Balard à la Sogarep. Ta femme, heu désolé, ta future ex femme s’appellent Martine et tu as deux enfants Arthur 14 ans et Chloé 8 ans.

Il rouvre les yeux. Il sait qu’il a fait mouche, les yeux exorbités et la mâchoire pendante de Marcel le confortent dans sa certitude.

-C’est pas possible ! Vous voulez dire que vous existez vraiment ? Mais c’est les parents qui font les cadeaux et c’est une invention de Coca Cola le père Noël.

-Ange gardien, bon samaritain, Saint Nicolas, Père Noël, appelle nous comme tu veux, bonhomme. On s’adapte depuis des millénaires. Depuis que plus personne ne croit en nous et qu’on n’a plus la corvée des jouets on se contente de sauver les types comme toi –Noël improvisait- on est une tripotée tu sais, tous déguisés, dans les magasins, dans les rues, on passe incognito.

-C’est dingue ce truc ! Mais je vais faire quoi moi maintenant ? J’ai vécu comme un con, je suis un con ! Même pas un sale con, un pauvre con ou un méchant con. Pire : un con ordinaire…une vache en plastique !

«Une vache en plastique ? Voilà autre chose ! C’est vrai qu’il a l’air bien con le Marcel à gober mes explications à la mord moi le nœud. Un beau spécimen… ». Puis il secoue la tête comme pour chasser le début de cynisme qui pointait dans son esprit. « Un con au bout du rouleau ça se respecte. »

-Tu vas faire ton max bonhomme, tu vas remonter la pente. Te battre, essayer de rattraper le coup avec ta femme, ce n’est peut être pas trop tard. Tiens, amène là à Venise, ça marche toujours avec les gerces. En attendant va te faire un bon gueuleton ça va te remettre les idées en place. Et si le cœur t’en dit, va voir les filles, ça te réchauffera.

Et lui tendant un tract publicitaire pour le Crazy, il ajoute :

-J’ai trouvé ça par terre, tu as un spectacle qui commence dans 1h.

« Le cul et la bouffe, c’est ça qui l’avait sauvé de la cloche, il y a près de 15 ans maintenant quand il rencontra Lucia, sa bombinette Cubaine -1.48 m de caractère bien trempé- comme il aimait l’appeler. Avec cette jeune veuve de 10 ans sa cadette, il avait redécouvert les plaisirs de la (bonne) chère et de la chair. »

Le Père Noël se lève s’approche de Marcel et lui glisse le prospectus et 250 euros dans la poche (l’argent qu’il a trouvé dans le portefeuille, il le lui renverra demain). Puis, lui rajustant le col de son pardessus :

-Allez, file bonhomme et fais gaffe en descendant, ça glisse.

-Et vous Père Noël, vous ne descendez pas ?

« Ben si, par l’ascenseur mon con ». Noël lui répond dans un clin d’œil :

-J’ai mon traineau, avec les rennes et tout le bazar.

-Ah oui, c’est vrai. Marcel se dirige vers l’escalier, se retourne.

-Merci pour tout Père Noël

-De rien bonhomme. Et Joyeux Noël…quand même !
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:52 supprimer cette contribution
conte n° 3

Le père Noel égoïste

Il était une fois un homme.
Ce matin là devait, faire de sa vie, une belle et riche histoire de lui. Était ce si facile pour lui de trouver dans une journée, sans une seule envolée d’esprit et d’amour, le temps des autres ? Il fumait, ses idées, sans s’attacher à une direction.
Le clapotis de la pluie, transformait l’atmosphère. La claquette de l’humidité froide aux pas intenables avait éteint la cheminée. Les cendres froides, ne respiraient plus.

Le reste du cendrier de la veille empesté l’atmosphère sa chambre. Le froid de la pièce, lui demanda de remonter sa couverture. Il se blottît, et engageait un corps à corps avec son âme pour se réchauffer. Il se leva prit la direction de la cuisine, et fit couler un café. L’horloge marquait sept heures. La cafetière de la matinée précédente, annonçait celle de demain.
Il emboita un pas après l’autre et se dirigea vers sa salle de bain, le goute à goute odorant, raisonnait, il annonçait le début d’une nouvelle journée. Face à son mur de glace, le bouc grisonnant de plusieurs jours, il se regardait. Cette image, lui rappela, qu’il n’avait pas assez dormi comme toutes les nuits précédentes, l’insomnie avait cernés ses yeux.

Les jets de la pomme de douche, le fouettaient il se réveilla l’esprit.
Mug en main, le regard vers demain, l’odeur du café au parfum matinal, enlevait à la pièce la froide empreinte de son cendrier. L’idée de son présent, en cette période de fête, tambourinait à ses tempes. Il avait décidé de vivre Noël cette année. Il ne l’avait pas fait depuis qu’il était petit. Monde étrange. Mais, pas une once de début, ni même les prémices d’une idée de décision, lui apparaissait. Seul, coupé du monde, en congé avec lui même. Il vivait de ses habitudes.

Il prit son pardessus aux couleurs de l’hiver, et se chaussa. Il mit ses gants puis se décida à marquer le pas de sa nouvelle vie d’essai, vers son ouvrage journalier.
Il ouvrit la porte de sa cachette, comme chaque matin.
La pluie avait cessé de tomber. Il regarda, le journal plié, jeté sur la terrasse, le ramassa, et sans rien lire, en devina les titres.

Chroniques annoncés : titres récurrents, le déclin du monde, un maya l’avait dit, la fin c’est pour demain, 2012.

La Crise de se monde, étrange.

Il s’y sentait comme un extérieur, les pires nouvelles de la politique, ne le dominaient plus, à l’exception, il finissait tout de même par s’en balancer rapidement et préférait regarder, les autres manger le met d’un mâchon de poulet, sans aucune serviette. Il évitait ainsi, le sacro saint dominical rébarbatif des polémiques. Trop religieux ce monde à son goût. Il ne se salissait point les mains d’idée de graisses animales et politiques, il vivait de sa terre, sa culture personnelle d’esprit.

Il jeta d’un geste rapide et précis, la triste ubiquité de cette fausse fraîcheur, mauvais papier en direction de la poubelle à recycler. Bing boum, le bruit creux de son geste l’invita à regarder vers le sapin au milieu de la cours, il scintillait à sa façon. L’aube était là. Elle lui parlait.

Il se dirigea d’un pas lent et mesuré vers le tas de bois. La hache plantée dans une buche. Elle paraissait froide comme la mort, sans état d’âme. Elle prenait posture, tel le L, de Liberté.
De ses gants chauds serrés, il fit faire un aller et retour au manche et entama d’un tour de bras assuré la découpe de sa chauffe, la soirée de son noël 2011 en dépendait.

Pan, han, pan han, l’écho régulier, emplissait le lointain. Le chant des oiseaux s’était arrêté. Le monticule de bois, grandissant d’un stère suffisant. Il planta pour finir sa tâche, le tranchant de la lame dans une bûche près de son billeau. Il redonnait ainsi au manche, son L.

L’effort l’avait réchauffé. Les oiseaux reprirent leur chant. Il ramassa sa découpe de bois, le disposa de façon parfaite sur le traineau à proximité qui lui servait d’esclave portant. Il s’attela d’une sangle de traine, et d’un tour de rein, fit glisser sa besogne, vers l’entrée de sa demeure.

Son regard fut soudain attiré, comme un aimant. Cela, l’arrêtât net au pas de sa demeure. Le journal, jeté était revenu. La nouvelle tapageuse, envahissante, qu’il fuyait, gisait tel un corps mort sur le parvis de sa terrasse avec une grise insolence.

Il transpirait, le cœur battant, les yeux en alerte, les genoux bien durs, près à bondir sur ce papier sans vie. Il se fixa, surprit, la rétine rétrécie, il regarda autour de lui, la lisère du bois, rien, pas de trace, juste celles des ses pas de son aller au rang de bois. Il avait quitté, le monde des autres. Étranger, son cœur palpitait, la sueur coulait le long de sa barbe grise, il ne comprenait pas.

Il se dessangla rapidement, avança d’un pas prudent et sure, ramassa le journal et lu, sur la première page ceci :

« Cher Papa, toi qui nous aime tant.

Tu es parti il y a déjà bien longtemps. Stop !
Nous avons donc pensé cette année à t’envoyer notre journal magique sans faire de liste de cadeau. Stop !
Nous pensons beaucoup à toi, chaque jour de l’année, papa, tu es notre cadeau. Stop !
Il est maintenant dans tes mains ce journal. C’est un peu de nos nouvelles fraîches, notre façon de te dire que l’on t’aime. Stop !
Un peu comme quand, les soirs de Noël chaque famille découvre les lumières magiques du marché de Noel. Les lumières de la campagne, de la folie de ce soir qui donne à nous enfants, le droit de rêver. Stop !
De ce qui nous ferait tant plaisir, c’est de le partager avec toi, c’est si simple. Stop !
L’odeur, du pain d’épice de tes chocolats chauds, des couleurs de tes bougies, les senteurs orangées de tes paniers. Oui nous nous souvenons de la puissante résine de notre sapin, elle embaumait nos écharpes, voilà notre essentiel. Stop !
Tu vis dans ton monde, papa, l’Etranger c’est toi. Stop !
Nous, nous te voulons, libre. Stop ! »
Sans hache, reviens nous chérir. Stop !
Ton bois coupé, arrêtes donc ce bois et envoles toi vers nous. Stop !
Viens, reviens à la socialisation. Stop !
Laisse tes vieux démons. Nous, nous battrons avec toi. Nous t’aimons. Stop ! »


Les mains tremblantes, le rêve de cette nuit surement. Le mur froid de la salle de bain, un cauchemar les yeux ouverts. Le café, bur-nout de la veille. Il laissa tomber ses bras le long de son corps, le journal en tenaille dans sa main droite. Le cœur à la vitesse de ces nouvelles, il respirait rapidement. Le bois coupé qu’il ramenait, sentait bon, la résine de pin martelait, ses sens, il était humide de sueur.
Il ne savait pas s’il devait ranger ce stère de bois ou garder son statut d’étranger. Quant à partir rejoindre ses filles pour ce Noël, qu’il aime tant. Il fit son choix, prit sa douche, oui après tant d’efforts, et cette surprise.
Il savait maintenant ce que le labeur d’une vie ce matin avait fait de lui. Une belle et riche histoire. Il prenait la mesure du temps, la Liberté de l’avoir lu cette actualité à son attention.

Il se dirigea d’un pas lent et assuré vers le taxi traineau, il carillonnait annonçant le départ imminent. Notre père "arborait ce soir-là une suave écharpe de soie, d'impeccables chaussures vernies, un pardessus du bon faiseur et un chapeau d'au moins vingt louis."
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:53 supprimer cette contribution
conte n° 4

Il est libre Max

Il pleuvait depuis trois jours déjà. En se levant péniblement dans une lumière grise tombée de ses fenêtres, Max réfléchissait : il avait rêvé qu'il était libre !
Longtemps il avait sacrifié son temps pour travailler et gagner le plus d'argent possible, aussitôt englouti dans la première folie a acheter, ah il avait ramé le Max, ramé comme un dingue..avec l'angoisse de ne plus avoir de possibilité de payer..
Ce matin là pourtant une révélation lui était apparue, POURQUOI TOUT PAYER.. Tout a coup tout lui parut d'une simplicité biblique : il allait acheter le moins possible.
Aussitôt dit aussitôt fait, il fit la liste de ce dont il ne pouvait pas décemment se passer, ce qui lui permettait de survivre. Puis il fit la liste de ce qui lui rendrait réellement service.. il élimina tout le reste.. tout y passa ! Tout le superflu..
Quand il fit le compte il fut stupéfait, de la quantité des objets inutiles qu'on lui avait fourgué, rien que le fait de faire ces calculs le mettait en joie.
Ah quel plaisir jubilatoire il ressentait d'avoir tout remis en place dans sa vie !
Un entrainement de 3 mois serait nécessaire et plus après hein a dieu vat .. il en parla autour de lui et malgré les quolibets des uns et des autres certains vinrent se renseigner et il leur donna les clefs :
« Ne jamais acheter quelque chose sans émettre l'idée que derrière il y avait quelqu'un qui attendait un morceau de sa liberté en échange ».. et la liberté c'était « très cher » comme l'avait si bien dit JFK en son temps..
Certains de ses amis l'imitèrent, puis de fil en aiguille un grand nombre de gens reprirent le concept a leur compte. Des experts venaient commenter a la télévision l'étendue de ce phénomène qui risquait de menacer les institutions. En effet des pans entiers du commerce mondial étaient menacés, les transports vacillaient, les faillites de grossistes se multipliaient, les fonctionnaires battaient le pavé en vociférant car les taxes ne rentraient plus, certains même dans les écoles se faisaient payer en denrées, ah que c'était beau a voir « voila 6 œufs monsieur l'instituteur » a ce n'était plus les semaines de vacances au ski .. des jeunes erraient dans les rues a la recherche d'un hypothétique réseau, puis après un certain délai jetaient leurs portables pour aller se baigner dans les rivières redevenues saines.
Mouvement individualiste par excellence rien ne put être récupéré par l'appareil politique.. puis .. les banques frôlèrent l'apoplexie quand certains avaient pensé retirer tout leur argent chaque mois et payaient en liquide, convertissant le reste en biens durables, en accords locaux avec des producteurs..
La crise monétaire balaya toutes les strates d'accumulateurs en tous genres, tous les moulins a vent de l'inutile, et le jour de l'écroulement général max, avec un voisin, aidait sa truie a mettre bas.. sa truie il l'avait appelée CAC40, elle lui avait donné 8 paires de jambons en devenir.. C'était noël
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:54 supprimer cette contribution
conte n° 5

Route de nuit

Nuit noire et froide, dire qu’ils avaient annoncé qu’à cause de la neige, l’autoroute était fermée, j’ai bien fait de tenter, en fait j’ai du arriver juste au moment de sa réouverture après déblaiement!

Les arbres givrés défilaient au long des interminables kilomètres. Une nuit de noël, seul sur une autoroute totalement déserte, la bise étincèle de reflets métalliques, particules de glace dans les phares. Je change de file plusieurs fois, histoire de rompre la monotonie, de ne plus me sentir quasi immobile.

La fatigue est là, le froid m’engourdit, faut-dire que ma vieille voiture chauffe vraiment mal, la radio ne balance que des rires formatés et des souhaits de fêtes fatiguant à la longue, alors je l’ai éteinte. Dans le silence je préfère me faire ma propre radio, l’imagination n’a qu’une limite, celle de ne pas oser s’en servir.

Mais le voyage mental a aussi un inconvénient, il entraine le sommeil, et au volant, « faux pas » ! Alors histoire de me réveiller j’ouvre grand la fenêtre, une gifle glacée, vitre vite refermée !
Faut pas dormir ! Pourtant je dois arriver avant qu’il ne soit trop tard, j’ai tous les cadeaux de Noël de la famille. Regarde les bornes, que c’est long un kilomètre !

Mes yeux clignotent, de vagues lumières évoque un paquebot au lointain … Que fait-il là ? Une ombre sombre passe dans les phares, ce n’est pas vrai j’ai cru voir un cycliste ! Un arbre peut-être, hallucinations ? Tout à coup de vois de l’herbe à gauche de la route, j’ai changé de file sans m’en rendre compte … Holà, ca devient grave, je dois m’arrêter d’urgence à la prochaine aire…

Tiens la voilà ! Dans la neige s’ouvre comme une invitation, normal ils n’ont déblayé que les voies de circulation ! L’épaisse couche craque et freine la voiture, et me voilà enfin arrêté, dormir, enfin, dormir un peu avant de repartir…

Je suis juste sorti de la voiture histoire de détendre mes muscles engourdis et voilà que la porte s’est refermée ! Et merdre ! Me voilà dans le vent seul sur une autoroute déserte, faut que je trouve une solution, bouger, taper des pieds pour les réchauffer !

« Mais ça va pas non ! Espèce de brute t’a failli m’écrabouiller ! » Un petit nain vert, rouge de colère me traitait de tous les noms. « Excusez-moi je ne vous avais pas vu, bredouillais-je… »

« Et puis d’abord qu’est ce que vous faites là, avec le boulot qu’il y a ce soir, vous n’avez pas honte ! Allez venez ! » Et voilà ce nain minuscule qui m’empoigne et m’emporte de force, il me ceinture dans son traineau fermé et hop m’embarque dans un concert de bruits et de cris pour guider ses rennes.

Et me voici stupéfait dans un grand hall avec une indescriptible activité, une foule de nains et de géants s’active bruyamment, des chaines de montage, des tapis roulants de colis, des portes donnant sur de ateliers immenses, couleurs, lumières, cris, « On appelle le responsable des chocolats au 18éme sous-sol », « Ici, atelier emballage apportez d’urgence du papier cadeau », « ça roule ! » et trois petit nains poussaient en courant un énorme rouleau de papier rouge étoilé au grand dam des autres obligés de vite s’esquiver du passage. « Qui m’a mis ces cheveux blonds sur des poupons noirs ! Allez corrigez-moi ça d’urgence». « Alerte, on manque de roues dans l’atelier des camions pompiers ! » Bizarrement un géant assis à une table s’escrimait à poser des autocollants sur des maquettes d’avions…

Je ne savais plus ou donner du regard, mais soudain un souffle de silence et de respect balaya tous les ateliers, « il arrive… »

Alors comme un empereur aimé et vénéré, approche, solennel, le Père Noël avec tous ses anges, pour la dernière inspection avant la tournée. « Alors les enfants tout sera-t-il prêt », «Oui tout sera prêt !» dirent mille poitrines exaltées qui se remettaient à l’ouvrage.

« Tiens qui êtes vous ? Réveillez-vous ! Qu’est ce que vous faites ? »

« Heu, rien de spécial, je suis de passage ! »

« Pas sage ? Ah non, il faut être sage, ici tout le monde l’est sinon pas de cadeaux ! Qu’est ce que vous savez faire ? »

« Je sais juste gérer une … »

« Parfait, foncez organiser l’atelier de répartition des opérations cadeaux ils sont débordés »

Et me voilà propulsé dans un immense hall ou par toutes les portes arrivaient des montagnes de friandises et de jouets, des imprimantes cliquetaient de étiquettes à l’infini, et chacun cherchait pour qui était quel colis, l’étiquetait et hop il l’envoyait dans une gigantesque hotte au centre du hall, qui curieusement semblait sans fond ! Alors je me rendis utile (enfin je crois avoir essayé car tous semblaient fort compétents) j’essayais de mettre un peu d’ordre dans une organisation absente, en demandant au géants de s’occuper plutôt des gros colis, vélos, chevaux à bascule, voitures à pédales, et aux nains des petits colis, parfums, billes ou auto miniatures.

Dans cette fébrilité bruyante, tout s’accomplissait rapidement quand tout à coup un gong lugubre interrompit tout mouvement. « Alerte Alerte Alerte ! Accident grave dans l’usine des papillotes, tout le monde est appelé à l’aide».

Tout le monde se précipite, un immense silo de papillotes venait d’exploser juste au moment du passage du père Noël, et tous se mettent à fouiller pour le retrouver dans un inquiet murmure. Même les lumières semblent s’être mis en berne.

Le voilà ! Un immense cri de soulagement inquiet, un capuchon émerge, « comment allez-vous Père Noël ? » « Doucement, doucement » Peu à peu le majestueux corps du Père Noël émergeait des papillotes amoncelées. « Doucement, attention, ouille, aie, j’ai mal ! » « C’est pas vrai ! Malédiction ! Catastrophe ! Cataclysme ! Calamité ! Le Père Noël s’est cassé la jambe ! »

Tous sont désemparés, « Qui va pouvoir faire la tournée ! » Les nains ne pourront pas soulever tous les colis, et les géants ne passeront pas toutes les cheminées. Il faut trouver tout de suite un grand nain ou un petit géant, la perle rare quoi !

Avec effarement je vois alors tous les regards se tourner vers moi…

« Attendez ! je ne saurais jamais faire ! »

« Viens là, mon petit, dit le père noël, ils ont raison, il n’y a pas le choix, je vais tout t’expliquer… »
Sans me demander mon avis, les géants transportent le Père Noël blessé dans son bureau, une vraie tour de contrôle ! Et là, assisté de ses logisticiens, il m’explique la tournée, je reste stupéfait de la perfection du plan, pas une maison, pas un étage, pas un sapin n’était oublié, depuis l’igloo du pôle nord, au refuge du pôle sud, en passant par toutes les cases des tropiques et chaque étage des HLM, et même la station spatiale ! Moi qui avait travaillé dans l’organisation des transports je reste stupéfait ! Il y a des leçons à recevoir ! Répartition, transport, sous-traitance, planning tout était en place !

« Normal on recommence tous les ans, on a pris l’habitude ! Fait seulement gaffe aux nouvelles éoliennes plantées sur le parcours! »

« Tout cela en une seule nuit ? » « Faut-dire qu’on triche un peu on a une machine qui arrête le temps ! Ainsi on peut tout faire, seul inconvénient c’est que parfois des enfants immobilisés par le temps gardent quand même une image de notre passage en mémoire ».

« Allez bonhomme, en voiture ! » Dans le hall les rennes tout décorés de lumières, piaffent d’impatience, la lourde hotte est chargée, attachée avec précaution, le grand portail s’ouvre lentement dans un grincement musical, un vent glacial siffle, mille sourire acclament un hourra d’encouragement, l’attelage magique s’élance étincelant dans les étoiles de cette nuit hivernale, mais c’est moi qui tiens les rennes !

Et c’est ainsi que j’ai accompli la vraie tournée du Père Noël cette nuit là…

« Joyeux Noël ! Ca va rien de grave, juste une jambe cassée, il se réveille juste à temps. Oui la voiture est morte mais elle a fait son temps, heureusement on a pu récupérer tous les cadeaux de Noël distribués justes à temps ! Mais faut plus s'envoler sur l'autoroute en rêvassant !»
Dommage…
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:57 supprimer cette contribution
conte n° 6

Boule toujours

Elle s’appelle Laure et lui Laurent. Elle a vingt-sept ans et lui cinq ans environ. C’est son petit garçon et elle l’élève seule, le père est mort, ou bien il est parti ; de toute façon, il n’est plus là et ce depuis plusieurs années … mais elle aime son fils pour deux. Laurent est aussi brun de cheveux et de peau que sa maman est blonde, petite et menue. Il doit tenir de son papa. Ils vivent dans une maison isolée en dehors du village. Leur logis est entouré d’un petit jardin rempli de fleurs au printemps, en été et à l’automne. Décembre s’achève et la neige a tout recouvert.

Blanc, blanc … tout est si blanc …

Laurent n’a que cinq ans et il a déjà une incroyable collection de boules de neige soigneusement rangées dans sa chambre sur une étagère au dessus de son lit. Ça prend une sacrée place. Il y en a quelques-unes qu’il a reçues en cadeau pour Noël ou pour ses anniversaires ; toutes les autres lui viennent de son père, de sa mère et aussi de ses grands-parents. Certaines de ces jolies boules de neige ont même été fabriquées par son grand-père maternel, qu’on disait être habile de ses mains, voire un peu magicien.
Le soir, avant de dormir, debout sur son lit, il met plusieurs minutes à choisir une boule de neige au milieu des autres et sa maman lui raconte une histoire qui les projette tous les deux à l’intérieur de la boule. Cela fait partie de leur rituel du soir.
Laurent est un enfant rêveur. Laure était comme lui quand elle avait son âge.

Il était une fois un gentil Papa et une gentille Maman qui avaient un petit garçon qu’ils adoraient tous les deux. La maison où ils vivaient était isolée dans la campagne recouverte de neige et les routes étaient verglacées. Comme Noël approchait à grands pas, le gentil Papa se rendit à la ville pour déposer dans la boîte-aux-lettres du bureau de poste le courrier que son petit garçon avait écrit au Père-Noël, et aussi pour ramener un joli sapin pour décorer le salon.
Malgré le fait que le gentil Papa soit toujours très prudent sur les routes, on n’a jamais su ce qui s’était passé ; sa voiture s’est retournée et s’est retrouvée presque enterrée dans une congère et ça n’est que le lendemain matin qu’il a été retrouvé et qu’il a pu être secouru.
Depuis ce jour, la gentille Maman s’occupe toute seule de son petit garçon et elle l’aime fort, très très fort.


- je n’aime pas cette histoire, maman, ça me fait trop penser à mon papa qui n’est plus là et qui me manque !
- je sais mon chéri, à moi aussi il me manque ; c’est presque Noël et je pense encore plus fort à lui pendant cette période. Tu sais quoi ? en allant faire les courses demain matin pour notre petit repas de fête, on fera un détour par la jardinerie et on prendra quand même le temps d’aller choisir notre sapin ; nous le décorerons tous les deux ; tu voudras bien m’aider à le décorer ?
- oh oui maman, je suis grand maintenant et je ferai attention avec les boules de Noël, je sais qu’elles sont très fragiles.
- allez mon chéri, un gros bisou et j’éteins la lumière, range-nous vite cette boule de neige.
- attends, je vais d’abord la secouer très fort!
Et tout devint blanc à l’intérieur de la boule de neige …

Je suis dans une grande chambre toute blanche, allongé sur un lit de fer peint en blanc, les couvertures et les draps qui me recouvrent sont blancs et les hommes et les femmes qui passent dans ma chambre sont habillés tout de blanc également.
Je n’aime pas cette absence de couleurs, j’ai l’impression d’être enfoui dans du coton et de m’y perdre, et puis ça me rappelle quelque chose de désagréable, même si je ne sais pas trop quoi, sauf que c’est désagréable et que j’ai froid !
Les hommes et les femmes en blanc me touchent, me palpent, me parlent, je les entends comme s’ils me parlaient de très loin, mais je suis enfoui tellement profondément dans tout ce blanc que je ne distingue pas ce qu’ils me disent et que de toute façon je ne serais pas capable de leur répondre…


Laurent et sa maman sont au milieu du salon. Il n’y a pas longtemps qu’ils sont rentrés de leurs courses et leur visage est encore tout rougi par le contraste du froid du dehors avec la chaleur de la maison. Un joli sapin gris vert argenté est planté sur une sorte de croix recouverte d’un grand torchon à carreaux rouge et blanc. Le feu crépite dans la cheminée.

J’ai parfois l’impression de me noyer, à d’autres moments je crois que je flotte au milieu de tout ce blanc. Je ne sens rien. Je n’entends pas distinctement les sons qui m’environnent. J’ai froid malgré toutes ces épaisses couvertures si blanches qui me recouvrent …

Laurent est assis par terre sur le tapis du salon, la boîte où sont rangées les décorations de Noël est coincée entre ses petites jambes et son regard est perdu dans l’une de ces merveilleuses boules de Noël multicolores. Il se met à la secouer très fort, colle son œil tout contre la boule et éclate subitement d’un rire clair et cristallin.
- chéri, arrête de secouer cette boule, ça n’est pas une boule de neige et tu vas finir par la casser ! en plus, tu risques de te blesser si tu la casses ! tu ferais mieux de me la donner pour que je l’accroche !
Laurent redescendit sur terre et aperçut sa maman accroupie devant lui en train de lui sourire tendrement.
- Maman c’est pas vrai, c’est aussi une boule de neige et c’est la maison du Père-Noël qui est dedans, même que par la petite fenêtre j’ai aperçu le Père-Noël à l’intérieur de sa maison, et il m’a fait coucou de la main … !
- c’est bizarre, je ne me souviens pas qu’il y ait eu de boule de Noël comme ça dans les décorations, fais-moi voir !
Il y avait effectivement une petite maison au toit tout rouge à l’intérieur de la boule avec de la fumée qui semblait sortir de la cheminée, un gros personnage habillé tout de rouge assis dans un fauteuil-à-bascule devant l’âtre à l’intérieur de la maison et des étoiles scintillantes qui virevoltaient tout autour.
- ça alors ! j’ai l’impression que je ne l’avais jamais vue auparavant ! elle est vraiment magnifique ! elle me fait un peu penser aux objets que ton grand-père aimait fabriquer ! tu l’accroches tout seul dans le sapin ? lui dit-elle en lui redonnant la boule de Noël.
Laurent bondit sur ses pieds et accrocha la jolie boule à une branche à portée de ses petites mains.
- merci Laurent, tu m’as bien aidée ; cette année encore notre sapin est magnifique ! je vais aller mettre la table, le rôti est presque prêt et on ne va pas tarder à pouvoir déjeuner.
Bizarrement, pour des raisons qu’elle n’arrivait pas à s’expliquer, elle se sentit légère et soulagée et, comme elle ne s’était pas senti ainsi depuis longtemps, profondément heureuse.

Je n’ai plus si froid, j’ai l’impression qu’il y a moins de blanc tout autour de moi … et puis j’entends comme des clochettes qui tintinnabulent au loin …

Dans le salon de la paisible petite maison où Laure et son petit garçon se tenaient debout, main dans la main, en train d’admirer leur beau sapin de Noël alors que de bonnes odeurs provenant de la cuisine commençaient à parvenir jusqu’à eux, le téléphone se mit tout à coup à sonner et ils sursautèrent …
- Merci, merci, un grand merci de m’avoir appelée aussitôt, nous venons tout de suite !
Laure était blanche comme un linge et, sans qu’elle s’en rende compte, les larmes ruisselaient le long de ses joues.
- viens ici que je t’embrasse mon chéri ! Joyeux Noël ! ton papa est enfin revenu.
- je le savais maman, c’était obligé !
- qu’est-ce que tu me racontes mon grand ?
- c’est à cause de mon vœu, maman !
- ton vœu ? quel vœu ?
- quand j’ai vu le Père-Noël me faire signe de la main, je venais de faire un vœu pour que mon papa soit avec nous à nouveau.
- oui, bon, peut-être, va vite t’habiller, on va aller voir ton papa et on le ramènera avec nous, si c’est possible.
Le petit garçon courut dans sa chambre chercher son gros blouson.
La maman s’approcha alors du sapin pour voir de plus près cette drôle de boule de Noël et eut beau la chercher partout, elle n’arriva pas à la retrouver!
- on y va maman ?
- oui, on y va mon bonhomme, dis-moi juste avant qu’on ne parte ce que tu as fait de la boule de Noël que tu as accroché dans le sapin tout à l’heure ?
- ben je l’ai accrochée comme tu m’avais dit de le faire, pourquoi ?
- parce que je ne la vois plus, enfin ça n’est pas grave, viens m’embrasser très fort !
- joyeux Noël maman,
- oui, joyeux Noël à toi aussi mon chéri.
Mais la boule de Noël avait bel et bien disparu et jusqu’à ce jour, on ne l’a jamais retrouvée.
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:58 supprimer cette contribution
voilà, cette année, vous avez eu 6 magnifiques contes à lire

je remercie à nouveau de tout cœur ceux et celles qui ont bien voulu participer à l'élaboration de ce fil pour le plaisir de tous
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:58 supprimer cette contribution
je vous souhaite à toutes et à tous un très joyeux noël

soyez heureux ! c'est le plus beau cadeau que je vous souhaite...



rendez-vous au 6 janvier pour le résultat des votes
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 06:58 supprimer cette contribution
je rappelle aux conteurs qu'ils ne pourront se dévoiler qu'après le 6 janvier et après avoir reçu le feu vert de ma part ! pas avant !
par contre vous pouvez d'ores et déjà parier sur qui a écrit quoi !!
2828084 Publié le 24/12/2011 à 07:38 supprimer cette contribution
Merci Père Nwel !

M'a fait bien rire le 4 , Alex
J'ai reconnu le 2 Domi
Le 5 Fanfan

Et puis je note en 1 Gladys, c'est une partie de sa vie qu'elle dévoile....


Dommage pour Koré !
xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 07:51 supprimer cette contribution
Citation:
J'ai reconnu le 2 Domi
ben c'est pas possible, il était pas inscrit !

2828084 Publié le 24/12/2011 à 07:58 supprimer cette contribution
C'était pour tromper l’ennemi !

Trazi bien sure ! En tous cas bravo aux conteux !

La Caraïbe, le Canada, vous lisent.....
aube - 1246157 lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 09:45 supprimer cette contribution
je lis ces contes demain soir
Fanfan - 1806855lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 09:52 supprimer cette contribution
Excellent, comme d'habitude ....

2,4 et 5 est mon tiercé.

Merci aux conteurs.
Joyeuses fêtes.
FRANK - 770362 lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 11:29 supprimer cette contribution


Bravo à tous

...j'ai lu vite fait...j'y reviendrai.

Dommage, il y a moins de contes cette année...merci à la Xi pour l'organisation et ses efforts pour mobiliser les conteurs...et les lecteurs!!
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 13:04 supprimer cette contribution
vraiment in extremis, un 7ème conte, d'un "pas inscrit à temps" et en même temps "livreur hors délai", mais c'est demain noël alors on va pas être chien !
Père Noël - 1284813lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 13:05 supprimer cette contribution
conte n° 7

Shahinaz

13h15, Marché ST Pierre, Derrière les toilettes. Shahinaz
J’ai mal, de plus en plus mal. Ils veulent rien savoir chez Médecin du Monde. Soit ils demandent un placement prioritaire, soit ils m’assistent dans la rue selon mes souhaits.
Ils ont raison, mais moi comorienne j’ai pas le choix ; avec cette France qui marche sur la tête, surtout les notre d’immigrés illégaux, on vient tellement leur manger le pain, que dés qu’ils nous prennent, hop, l’avion retour direct mon beau pays ensoleillé, pauvre, miséreux.
Bien sur, y’a toujours des bonnes âmes pour dire que la misère ceci et cela ; mais moi j’ai faim ; et mon bout de choux qui bouge là, je veux pas qu’ils vive pire que moi.
J’ai du manger une sal*perie trop vieille, j’ai mal, il bouge, j’ai froid, faudrait que je sorte quand même de ce trou à rat.

16h30, Poste principal. Georges
Bon, LeGourdin, Kader (je m’y ferait jamais !), Chantal, vous etes de permanence avec moi. Toute la soirée et surtout toute la nuit.
Kader : tu vas vérifier le Trafic s’il est équipé total, je te rappelle qu’on est en décembre et qu’ici il neige souvent !
Jean, tu prends tout ce qu’il faut comme couverture et petits pansements, y’en a tellement qui vont se caillasser.
Chantal, ma petite, vous vous etes occupée des victuailles, comme convenu hier. La liste et tout le toutim.
Après tout pas de raison que certains soient en train de se faire peter la panse quand d’autres vont se faire péter la goule !
Donc ce soir, on reste attentif à surtout ne rien faire ; on peut prévoir quelques voyages vers les urgences en début de soirée.
Il faudrait être bine sur beaucoup plus vigilant en fin de nuit, dés 2h00 du matin.
La y’a viande saoule qui radine. Et ça risque toujours de faire mal.

18h00, Arc de Triomphe. François
Incroyable, tous ces mecs qui viennent ici pour raviver la flamme. Ils étaient même pas au front. Moi non plus, heureusement d’ailleurs.
J’en ai marre de tous ces étrangers qui viennent manger mon pain, ce doit d’ailleurs être pour ça que j’en ai plus du pain ; j’trouve plus que du pinard.
Ras le bol.
Pas la peine que mes parents se soient privés pour que je fasse ces satanées études de médecine ! Et comme un con, l’a fallut que je pratique un avortement juste avant que Giscard l’autorise !
Je pense que je vais faire un exemple, j’vais m’en prendre un et on va s’en occuper.

19h50, A86, Benoit
Quand même, est que benoît c est un nom de camionneur; je pourrais m appeler Raoul, ou Maurice ou Nicolas comme tous les routiers; Et ce boulot, je sais fallait bien faire quelque chose après la fermeture de la chocolaterie.
Maintenant, au lieu de les emballer les bouchées, l’les livre !
Et tout plein d’autres choses ; toutes leurs mierdes qu’ils font s’empifrer pendant ce ‘réveillon’.
Et ce temps, un vrai temps de saison ; gris jusqu’à 16h00, puis cette mini pluie depuis 11h00 ce matin, qui s’est mise en neige maintenant, et qui colle, et qui sd’agglutine.
J’arrête pas, livraison, route, neige, de moins en moins de monde, froid, dangereux…
A quelle heure je vais rentrer donc.

20h00, entre le poste et l’A86, Georges
Ho, doucement le chauffeur ; regardez qui sait qu’est encore rond comme une queue de pelle. Notre ami François et en train d’engueuler Dieu le diable et bien sur tous les étrangers de la terre.
C’est pas possible un raciste comme ça.
Allez on l’embarque, au moins il risquera pas de mourir d’un coup de froid absolu. Avec cette neige qui redouble, on ne va pas pouvoir voir plus loin que le bout du capot. La ça devient assez difficile.
Bon doucement les enfants, pété comme il est, il va faire un coup de sang.

22h00, juste un peu plus loin, sous le pont de l’A86, Shahinaz
Maman, ta petite fleur va certainement mourir ici, sous la neige de ça pays que tu voyais si beau dans tes rêves, comme cet instituteur colonial qui voulait bien vous apprendre quelques mots « merci, bonjour, sil vous pâlit », pas question de vous apprendre autre chose
Le bébé pousse, il veut sortir de ce corps qui devient trop faible pour le porter et le nourrir.
J’ai trop froid, juste sous cette autoroute, mais y’a moins de neige, je vais être bien ici.

22h30, même endroit, georges
Ho stop, y’a un candidat au charter sous le pont, allez me chercher ça, on a encore un peu de place dans le fourgon, et s’il bronche, notre François va certainement nous le calmer.

22h45, fourgon, François
T’es qui toi, mais ma parole, en plus d’être étranger, noir, t’es une gonzesse ; chouette, ya si longtemps que je n’en ai pas approché…
T’as du pot qu’ils me retiennent les képi…mais c’est pas vrai comme t’es grosse…
Ho chef, elle est enceinte la fille la, pour le même prix vous allez en renvoyer 2, c’est jour de fête.

22h50, presque le même endroit, au dessus, Benoît.
C’est quoi ce temps, la folie, pire que tout, vraiment la tempête, j’suis à la bourre moi ; les huîtres c’est congelées demain matin que je vais les manger.
Et voila, …ça tourne la….sec, hoooooooo…..il se barre le bahut.
Mince j’y vais, j’y vais, je sens la benne qui lâche…..
Voila ça cirque….je verse…..
….je crois bien que j’ai renversé le camion….et personne
Les secours….moi ça va…tiens un mecs en 4x4….il m’emmène au chaud, plus loin. Il parait que la route est coupée, aucun risque pour le camion….et les autres…

22h51, sous le pont, dans le fourgon, Georges
C’est quoi qui c’est passé au dessus, tout ce qui est tombé du pont.
Un sacré coup de pot de s’être arrêté, sinon toute la cargaison c’était sur nous.
Par contre on est sacrément bloqué, et avec cette nuit de tempête, impossible d’attendre personne avant des heures.
ET voila, les mobiles ne portent pas en plus, sous un pont, et tout ce binze partout…
On va avoir faim.
Comment Kader, pourquoi t’es sorti, Quoi, un camion Intermarché, plein de conserves, de paniers de la ménagère, partout des foies gras et autres grasses bouffes renversés….
Ben on va se taper la cloche, on moins au va pas mourir de faim
Idem, Shahinaz….
J’ai mal, mais pourquoi je n’ai pas envie de pisser et je suis trempée
François…
Ho elle fait quoi l’africaine, mais c’est pas vrai, elle met bas.
Comment chef, comment tu sais que je pratique toujours des choses de la médecine, ben faut bien vivre, oui des balles, des écorchures, mais ça, le dernier gosse que j’ai…. Comment je dois me taire
….Voila c’est dingue, on mange ce qu’il faut, et je met au monde un sacré petit. M’est avis que le père était du pays de la fille.
Idem, georges.
Elle a du pot la fille, avec le petit français qui vient d’arriver, plus possible le charter pour elle.
Bon, donnez moi le cahier, faut faire la déclaration.
Alors, on est quel jour
Comment, 24 décembre, mais c’est Noël ce soir : et comment on l’appelle ce joli petit garçon….
FRANK - 770362 lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 13:10 supprimer cette contribution


Cool...le problème c'est que tu ne peux ajouter son nom à la liste des conteurs....sinon on va savoir qui c'est!!!
xiane - 381776 lui écrire blog Publié le 24/12/2011 à 13:19 supprimer cette contribution
c'est bien pour ça que la liste des conteurs n'a pas été modifiée !

je peux quand même dire qu'il s'agit de quelqu'un(e) qui avait dit avoir envie d'écrire un des contes de noël !
aube - 1246157 lui écrire blog Publié le 25/12/2011 à 22:51 supprimer cette contribution
le 2 me plait beaucoup pour l instant... puis le 7ensuite le 4...de toutes façons bravo à vous tous ...je ne vois pas encore qui a écrit quoi
2828084 Publié le 26/12/2011 à 02:21 supprimer cette contribution
Up ! Mes choix.


4
2
5


aube - 1246157 lui écrire blog Publié le 26/12/2011 à 20:08 supprimer cette contribution
le 1 Glad , le 7 Théo , le 4 Alex ,...je cherche pour les autres
jepepikouros - 412395 lui écrire blog Publié le 27/12/2011 à 08:04 supprimer cette contribution
Moi je préfère le 2 puis le 1 et le 5...en ce qui concerne alex...il s'est pas foulé...il a repris ses interventions du forum actualité. félicitations à toutes et à tous.
Alex ,trop cool - 2719517 lui écrire blog Publié le 27/12/2011 à 09:03 supprimer cette contribution
Citation:
...en ce qui concerne alex...il s'est pas foulé...

ouais et c'est lequel le tiens
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