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Artus de Oguz - 2589435
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Poèmes

Fraternité.


J'ai forcé l’accès des mots et du savoir,
Dans le but de distribuer mon hier pour l’offrir,
Afin ne pas retarder l'effort de ma mémoire,
Une seconde de connivence, un devenir.

Mes façons de voir, de goûter, d'admirer,
Singulier avec mes mots qui vous expliquent,
Avec vous pour de m’insuffler la fraternité,
Et de vous faire passer des instants magique.

A évoluer comme condisciple de lecture,
Votre acolyte dans les moments de gaîté,
Aussi dans ces quelques circonstances où perdurent
Les douleurs fugaces, perdues dans l'éternité...

Quand se manifeste nos sentences sur les visages,
Pleurs délicats sur ces instants inoubliables,
Il faut gravir l’attachement à nos pages,
Pour qu’ils nous projettent, dans le plus durable.

Empreindre sur la porte de votre âme les verbes,
Qui ont plus de sens que les gestes qu'on se donne,
Dans un mot se trouve la beauté, qui exacerbe,
La grandeur des sourires, ce qui nous impressionne.

De mon déchiffrage s’affirme de doux mots,
provenant de l'être, venu d'ailleurs, de ses rimes,
Fais nous basculer de ton feu au plus haut,
Gentille écriture, inspirée des plus beaux films.

Accompli-nous, simples chantres, décrivions,
les annales de fraternité humaines et de leur courage,
A se prendre la main, à devenir fusion,
Un seul et même atome, dans le fleuve des âges.

En comprenant cette communion tant appréciée,
La solidarité des hommes est une intrigue sans sortie,
Celle d'un collectif de poètes, gravée à jamais,
Car elle brûle dans le secret de la vie.



11-03-2009 /506


samedi 31 mars 2012
11:59

Oeuvre originale
Auteur : Artus de Oguz

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Poèmes

Défloraison.


Plaisir subtilement parfumé,
Orchidées à corolle ouverte,
Sur un cosy de continence déflorée,
Quelque limbe est foire offerte.

Fleurette vive, bouton d'amour,
Tout fleuron est fleur de peau,
Fleur désirée, fleur toujours,
Toute feuille versifie cadeau.

Bouquet de nimbus en ciel,
Les apidés mènent vie facile,
Sur les grandes fleurs à miel,
Au pays des fleurs nubiles.

Fleur conjointe de la nuit,
Je natterai des diadèmes de bonheur,
Bouquet qui périt où vit l'ennui,
Et chaque fleur rimera cœur.



12-03-2009 /507


samedi 31 mars 2012
11:57

Oeuvre originale
Auteur : Artus de Oguz

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Poèmes

Moderne ménestrel.


Lorsque l’aquilon souffle sur mon derme bien chaud,
Je m’abandonne aux rythmes des sons et des rimes,
Moussaillon, car je suis marin d’eau douce avec Renaud,
Et parvenir à bon port quand son vaisseau s’arrime.

Néanmoins lorsque la musique caparaçonne les mots,
Je me dodeline bien sur, mais reste mécontent,
Je déplore l’absence des Brel, Ferré ou bien Bécaud,
Dont les textes avant l’accompagnement étaient plus important.

Quand je perçois une mélodie fredonné tout doucement,
Je m’assoupis ronronnant, pensant à Bernard Haillan,
Qui harmonisait ses pensées au gré de vers dansants,
Alors que Trenet tanguait en quatrains entraînants.

Toutefois si les poésies s’en vont sans rime ni raison,
Livrés par des chantres qui m’ont enlevés du temps,
Par ci par là, de ce fait, je demeure à la maison,
Où j’aurais pu songer en entendant Montand.

La chanson est présente, dans tous les coins du monde,
Des rythmes de maintenant par des sonorités incongrus,
Et les romances du passé concordent à la fronde,
Je les absoudrai à condition qu’ils continuent.



17-03-2009 /508


samedi 31 mars 2012
11:53

Oeuvre originale
Auteur : Artus de Oguz

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Poèmes

Balade nocturne.


Un lymphatique abattement s'étend dans l’espace,
Hume-tu s’élever vers toi le fumet de l'herbe fanée ?
En deçà du suaire de rosie l’enrobant de ses audaces,
Une géniale hypocondrie s'estompe au courant des alizés.

Ce souffle dilué du déclin afflige le verger,
La nappe tremblote et se squame aux ondes du bassin,
Eurythmiques dans un ballet qui paraît immergé,
Le brouillard se ceins de chaque chose d'un pas succinct.

En contrepoids sur l'aiguille des heures semble si vain,
Aucune chose ne l’envisage s'échoir, quand il s'étouffe,
La passion entière que l'on veut ne tient pas dans les mains,
Il en demeure assidûment aux amorales doufe.

Je meure de froid, à juger tes crachats que l'on tousse,
Tant il est, d’abandonner ce lieu ou tout s’accélère,
Revenons dans l’apathie sombre des pièces douces,
Tu constates comme l'été méchamment nous ulcère.

Supposé que nous nous affirmions ce soir dans les aveux,
Nous ne demeurions conjointement, bien éprouvé,
Ici même, nous trouverons un soupçon de paix tous deux,
Toutefois le parfum de l'été sur ta peau reste à trouver.

Lorsque ces ivresses amoureuses nous aide,
Et de la sorte, si nos mémoires nous résistent,
Puis l’abattement du jour que mon âme concède,
Où pourrions-nous aller pour nous sentir moins tristes ?



19-03-2009 /509


samedi 31 mars 2012
11:50

Oeuvre originale
Auteur : Artus de Oguz

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Poèmes

Petit Gibus.




Petit Gibus, distant de l’ambiance familiale,
Demeurant pupille, se perçoit dénudé,
Dépossédé de tout amour et de fibre filiale,
Duquel il languit en vulnérabilité.

Ses parents voulaient autre chose qu’un garçon,
De la sorte dès le commencement de sa petite vie,
Se préparait la caricature de la déception,
Etouffant les passions d'une mordante envie.

Aussi Mère, sans retenu l'envoyait-elle,
Parmi ses connaissances, sans se soucier,
De la grande félicité, de cette liesse éternelle,
De se percevoir estimé, de l’amabilité d'aimer.

Banni de ce fait, il accomplit de sa solitude,
Sa copine attentive et rondement se contente,
De construire un apaisement et une béatitude,
Auquel le petit isolé, perdu, s’invente.

Chambrées lugubres, fermetés des réfectoires,
Temps longs des besognes stagnantes,
Morosité des balades allouées en exutoires,
Attrait dérisoire des heures enseignantes.



24-03-2009 /510


samedi 31 mars 2012
11:49

Oeuvre originale
Auteur : Artus de Oguz

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