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Hier soir, dans la cuisine, je préparais le dîner, quand mon petit garçon est entré. Il m'a tendu un morceau de papier griffonné. J'ai essuyé mes mains sur mon tablier, et je l'ai lu. Et voici ce qu'il disait : Pour avoir fait mon lit toute la semaine 3 francs Pour avoir été aux commissions 1 franc Pour avoir surveillé le bébé pendant que toi tu allais aux commissions 1 franc 25 Pour avoir descendu la corbeille à papiers 75 centimes Pour avoir remonté la corbeille à papiers 1 franc et 10 centimes Pour avoir arrosé les fleurs sur le balcon 25 centimes Total 9 francs et 85 centimes. Je l'ai regardé, il se tortillait en mâchant son crayon et une foule de souvenirs sont revenus à ma mémoire. Alors j'ai repris son crayon, j'ai retourné la feuille et voilà ce que j'ai écrit : Pour neuf mois de patience et douze heures de souffrance CADEAU Pour tant de nuits de veille, surveillant ton sommeil CADEAU Pour les tours de manège, les jouets, le collège CADEAU Et quand on fait le tour, le total de mon amour, C'est CADEAU Quand il a eu fini de lire, il avait un gros chagrin dans les yeux. Il a levé la tête et a dit : "M'Man, je t'aime très beaucoup" Il a repris son papier, l'a retourné, et en grosses, grosses lettres, a marqué : "CADEAU" Et quand on fait le tour, le total de l'amour, C'est CADEAU, C'est CADEAU |
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Le Corbeau et le renard Le corbeau sur un arbre était perché À ne rien foutre de toute la journée. Un lapin voyant ainsi le corbeau, L'interpelle et lui dit aussitôt : Moi aussi, comme-toi, puis-je m'assoir Et ne rien foutre du matin jusqu'au soir ? Le corbeau lui répond de sa branche : Bien sûr, ami à la queue blanche. Blanc lapin s'assoit alors par terre, Et sous l'arbre reste à ne rien faire. Tant et si bien qu'un renard affamé, Voyant ainsi le lapin somnoler. S'approchant du rongeur en silence, D'une bouchée en fait sa pitance. Moralité Pour rester assis à ne rien branler, Il vaut mieux être très haut placé...
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Sylvie Où sont tes plaisirs et tes rires d'enfant ? Sylvie Où sont tes désirs de mordre à belles dents ? La vie éveillant tes jeunes printemps A l'aube de tes joies, tu pleures déjà Pour un garçon insensé qui un jour Sans raison a brisé pour toujours Les espoirs de ton coeur plein d'amour Tu pleures... Sylvie Ce que l'on voit fuir ne se rattrape pas Sylvie Armé d'un sourire, un inconnu viendra Ravi d'apporter des rêves en toi Par un nouveau bonheur au fond de ton coeur Viens, car à l'âge d'aimer, le chagrin ne doit pas t'effleurer Car demain peut sombrer ton malheur Puisque rien ne demeure Sylvie Quand on a l'espoir, tout peut recommencer Sylvie Range ton mouchoir et repoudre ton nez Souris, car la vie se traîne à tes pieds Ne la repousse pas, tu regretteras Quand les années s'enfuiront Que le temps me donnera raison Tristement, tu te diras : "Trop tard !" En fouillant ta mémoire Sylvie Là tu comprendras ce que tu as perdu Sylvie Les jours d'autrefois ne se revivent plus Aussi, ouvre ton coeur à l'inconnu Qui changera tes jours par un cri d'amour Qui changera tes jours par un cri d'amour  |
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Tu m'écris Tu m'écris, tu m'écris Sur papier d'Arménie Des mots à des mots à A parfumer mon lit Je dessine, je dessine Sur papier d'harmonie Des notes à des notes à A chatouiller mon ouïe Et le temps passe comme ça Douceur de papier soie Et le temps passe comme ça Tu déchires, tu déchires A coup de couteaux scie Mes manies mes manies Maniables à demi Tu éclaires tu éclaires A coup de crayon gris Mes yeux à mes yeux à A te filmer la nuit Et le temps passe comme ça Douceur de papier soie Et le temps passe comme ça Tu voyages je voyage Au fond de mon esprit Des voyages des voyages A t'emmener aussi Et j'écris et j'écris Sur papier d'harmonie Des mots à des mots à A parfumer ton ouïe Et le temps passe comme ça Douceur de papier soie Et le temps passe comme ça |
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L'amitié Beaucoup de mes amis sont venus des nuages Avec soleil et pluie comme simples bagages Ils ont fait la saison des amitiés sincères La plus belle saison des quatre de la terre Ils ont cette douceur des plus beaux paysages Et la fidélité des oiseaux de passage Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse Alors, ils viennent se chauffer chez moi Et toi aussi tu viendras Tu pourras repartir au fin fond des nuages Et de nouveau sourire à bien d'autres visages Donner autour de toi un peu de ta tendresse Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines Alors, peut-être je viendrai chez toi Chauffer mon cœur à ton bois |
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Blog mis à jour le 17/05/2012 à 06:38:20
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